Depuis 2016, des « haltes soins addictions » (HSA) sont expérimentées à Paris et Strasbourg. Initialement prolongée jusqu’au 31 décembre 2025, la loi de financement de la sécurité sociale a reculé la fin de l’essai au 31 décembre 2027. Une date rappelée par un arrêté du 19 mai 2026, qui, dans le même temps, explique ce qu’apportent ces dispositifs et les améliorations possibles.
Modifiant le cahier des charges applicable aux HSA, l’arrêté explique que deux rapports, un premier établi par l’Inspection générale et l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), et un second par les Hospices civils de Lyon, ont observé que :
- Les HSA répondaient à leur mission « en particulier dans les quartiers où la consommation de stupéfiants présente des enjeux significatifs de sécurité et de santé publiques ».
- Elles constituent un point d’accès aux droits et aux parcours de soins, améliorent la tranquillité et n’entraînent pas de délinquance supplémentaire.
- Ces dispositifs construisent une offre médico-sociale dédiée spécifiquement aux publics en grande précarité.
- Ils sont vus par d’autres acteurs comme des lieux où ces derniers peuvent orienter les usagers à haut risque.
- Ils tiennent également un rôle dans le dispositif de veille, en décelant de nouvelles tendances pour adapter la réponse publique.
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Les pistes de perfectionnement. En outre, les études ont mis en avant des pistes pour parfaire les haltes soins addictions :
- Améliorer l’articulation entre les HSA, les soins primaires et les acteurs territoriaux.
- Développer le suivi des parcours et la coordination avec les outils existants, en utilisant des indicateurs de suivi.
- Tenter d’instaurer de nouvelles formes d’organisation, à l’image des dispositifs mobiles, des guichets « santé » ou des places d’hébergement.
- Mettre en place une analyse des produits consommés en HSA.
- Intégrer les HSA aux dispositifs de veille sanitaire de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).
Organisation. L’arrêté précise que l’implantation des haltes s'effectue sur le site géographique d’un établissement de santé.
- Par ailleurs, il est précisé que le comité de pilotage national, chargé de coordonner le déploiement et l’évaluation de l’expérimentation, doit se réunir au moins une fois par an pour établir un bilan annuel.
- Le gestionnaire porteur de la HSA adresse, au plus tard le 31 mai de chaque année, un rapport d’activité à la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) et à la Direction générale de la santé (DGS).
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Enfin, un comité de pilotage local est implanté pour la durée de l’expérimentation et a pour missions de :
- Vérifier la conformité du projet de HSA au contenu du cahier des charges.
- Partager des éléments du diagnostic local, avec des éléments portant sur l’ordre public et le choix du lieu d’implantation.
- Accompagner l’adaptation du projet aux contraintes locales.
- Faire le lien avec le comité de pilotage national.
Un bilan annuel est adressé à ce dernier avant le 30 mars de chaque année.