La lourde porte métallique claque dans les 8 m2 de la pièce étriquée. À l’intérieur, deux matelas fins sur des lits superposés collés aux toilettes, à peine dissimulées par un voilage. Autour, les murs sont griffonnés. Sur l’un d’eux, au feutre noir : « Nik la réinsertion ! » Ou, plus loin : « On sort quand, nous ? » « Des phrases qu’on retrouve dans de vraies cellules », raconte Yannick Deslandes.
Puis, très vite, s’ajoutent les bruits : clés qui s’entrechoquent, cris dans les coursives. Et les injures qui fusent, comme cathartiques. L’espace se fait oppressant. Jeunes et éducateurs y éprouvent dix minutes de promiscuité carcérale. Une expérience rendue possible grâce à la reproduction d’une cellule aménagée des propres mains de Yannick Deslandes. À la sortie, les corps sont tendus, les regards ont changé. « Ce que je veux leur faire
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