Paul Chiron est chargé du soutien et des actions juridiques en rétention à La Cimade depuis six ans. Le juriste spécialisé en droit international alerte notamment sur la rétention des enfants à Mayotte.
ASH : Votre rapport dépeint l'année 2025 comme l'une des plus préoccupantes depuis la création des CRA, pourquoi ?
Paul Chiron : Chaque année, depuis dix ans, la durée de la rétention s'accroît. Il y a eu en 2019 une nette hausse lorsqu’on est passé de 45 jours à 90 jours maximaux de rétention. Cet allongement de la durée d’enfermement illustre le fait que la rétention est utilisée non pas pour expulser les personnes, mais pour les mettre à l'écart. Les statistiques le montrent : il y a eu moins d'expulsions en 2025 qu'en 2024. C’est donc faux de penser qu'amplifier la durée de la rétention a
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