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Politique sociale I 24.01.2019

Protection de l’enfance : la stratégie qui se fait attendre

Au cours de ses vœux, Agnès Buzyn a annoncé que la stratégie "protection de l’enfance" serait présentée dans le 1er trimestre, après plusieurs reports. Le secteur s’impatiente, mais pourrait bien obtenir, dans les prochaines semaines, la nomination d’un ministère ou d’un secrétariat d’Etat dédié.

Auteur

  • Marion Esquerré

Dans ses traditionnels vœux à la presse, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a fait un bilan des actions de son ministère menées en 2018, puis présenté le programme de l'année 2019, dossier de presse à l’appui pour une liste exhaustive. Ainsi, en toute dernière page, dans le chapitre "Imaginer la protection sociale du XXIe siècle", le document fait le point sur les mesures prise et à venir en matière de protection de l’enfance : le lancement d’une campagne de sensibilisation à la maltraitance des enfants, le 20 novembre 2018, et, au premier semestre 2019, la présentation envisagée de la stratégie "protection de l’enfance".

Le même jour, le CNAEMO (Carrefour national de l’action éducative en milieu ouvert) adressait un courrier à ce sujet au président de la République. Revenant sur le rendez-vous qu’elle avait obtenu, en mars 2018, avec le cabinet d’Emmanuel Macron, l’organisation rappelle qu’il avait été "plein d’espoirs" : il "nous a permis de poser tous les enjeux actuels au sein de la Protection de l’enfance, avec des perspectives à venir sur l’évaluation des mineurs non accompagnés, les inquiétudes territoriales, les sorties sèches de l’aide sociale à l’enfance pour les jeunes majeurs, les difficultés spécifiques au DOM-TOM…".

Ministère ou un secrétariat d’Etat en vue

Cependant, s’inquiète le CNAEMO, "la stratégie nationale de protection de l’enfance a été, depuis, reportée à de multiples reprises (printemps 2018, puis à l’été, puis à l’automne et récemment encore…)". Il rappelle également que la "possible nomination" d’un Haut-commissaire à la protection de l’enfant, annoncée par les différents cabinets ministériels avant le 15 décembre dernier, reste lettre morte. "Force est de constater qu’au 22 janvier 2019, il n’y a toujours pas de nomination et qu’aujourd’hui, nous ne sommes même plus en capacité d’affirmer qu’un haut-commissaire sera bien nommé", insiste l’association qui, par son courrier, souhaite "interpeler [Emmanuel Macron] sur l’angle mort des politiques publiques que représente le champ de la protection de l’enfance".

Estimant qu’il aurait été "plus cohérent et ambitieux" de maintenir un ministère de l’enfance, le CNAEMO demande que le haut-commissaire soit "nommé rapidement". Il pourrait obtenir "mieux". En effet, selon nos sources, le premier Ministre envisagerait de nommer un secrétaire d’Etat ou un ministre en charge du sujet, qui pourrait être Adrien Taquet, actuellement député LREM.

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