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Transition écologique : structure et évolution des pratiques

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Crédit photo DR
 La question n’est pas de savoir « quand » mais « comment » agir.

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » C’était il y a vingt ans. Déjà. Cette phrase prononcée par le président de l’époque, Jacques Chirac, en Afrique du Sud, est restée dans nos mémoires. Depuis, qu’est-ce qui a changé ? Tout. A commencer par les textes législatifs qui se sont multipliés en France. Des réglementations de plus en plus contraignantes, mais qui ne sont pas toujours accompagnées de moyens financiers suffisants. C’est là que le bât blesse pour un secteur qui affiche une situation paradoxale, entre l’utilisation quotidienne de produits nocifs pour répondre à une course à l’hygiène, l'habitude d'aérer des bâtiments surchauffés et une propension à jeter des tonnes d’aliments non consommés. Valorisation des déchets, achats responsables, alimentation plus saine... Sur le terrain, les initiatives se multiplient, portées par des directions ou des professionnels sensibilisés et engagés.

Mais il reste à généraliser et structurer ces pratiques, à les inscrire et à les intégrer dans les projets d'établissements. L’enjeu est de passer du bricolage à une démarche transversale et cohérente. La marche est encore haute pour de nombreux acteurs, même s’ils ne s’interrogent plus sur « quand » s’engager, mais bien « comment ». Pour répondre à cette question, les partenaires ont imaginé des outils et des méthodologies pragmatiques. D’ailleurs, près de 10 millions d’euros par an vont être injectés pour financer des conseillers en transition énergétique et écologique. Au total, 500 établissements ont répondu présent, marquant leur volonté de participer à l’aventure. La transition écologique constitue plus que jamais une opportunité pour le secteur de se démarquer, de réaliser des économies substantielles, de gagner en qualité de vie, de renforcer son attractivité en vue d’attirer du personnel et ainsi de couper l’herbe sous le pied du dévastateur turn-over.

Mener ensemble le combat écologique

Tous ceux qui ont décidé de prendre les devants mettent en avant les économies réalisées et affichent leur ambition de poursuivre leurs efforts. D’autres regrettent les surcoûts occasionnés par la loi Egalim, qui ne sont pas compensés par l’État à l’heure où les factures énergétiques flambent dans des bâtiments devenus, au fil des années, des passoires énergétiques. Si les efforts autour d’une alimentation saine sont engagés, les petits plats végétariens à base de tofu ou de boulgour ont été boudés par les papilles des aînés.

Les équipes ont donc réadapté les menus. Des pionniers d'un foyer d’accueil médicalisé du Nord-Pas-de-Calais ont misé sur une éolienne en autoconstruction, qui n’a jamais pu être mise en service, faute d’autorisation administrative. Même eux ne sont pas découragés, car ils mettent en avant l’aventure humaine, le « faire-ensemble ». C’est bien l’autre enjeu de la transition écologique : ne pas séparer les « supposés » sachants (directions) et les suiveurs (usagers). Tous doivent mener ensemble ce combat. L’enjeu est de sensibiliser et de faire participer les publics accompagnés pour qu’ils deviennent des écocitoyens à part entière.

Regarder devant soi

A quand un accompagnement transversal à la hauteur des enjeux ? La question demeure. Ce sont les politiques qui devront apporter des réponses. La loi « grand âge » inclura-t-elle les questions environnementales ? Les bons élèves seront-ils enfin soutenus, valorisés ? Il n’est plus temps de se perdre dans des mesurettes, mais de regarder devant soi, de lever la tête, de respirer à pleins poumons pour donner la possibilité aux professionnels, aux usagers et aux familles d’évoluer dans un environnement sain et propice aux relations apaisées.

Retrouvez notre numéro sur le sujet ici

Auteur

  • Alexandra Marquet

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