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Jeunes majeurs étrangers : nouvelle mobilisation des professionnels

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Photo d'illustration 

Crédit photo Adobe Stock
La situation des jeunes majeurs étrangers de France fait à nouveau l’objet de revendications. Plusieurs dizaines de structures professionnelles appellent à la mise en place de processus adaptés à la délivrance de titres de séjour.

Plus d’une trentaine d’associations et de syndicats (1) se mobilisent à nouveau autour de la situation des jeunes majeurs étrangers. Via un communiqué, ils réitèrent des revendications concrètes relatives au manque de solutions de régularisation.

Ils reviennent d’abord sur l’impossibilité pour les jeunes qui vont atteindre 19 ans de demander un titre de séjour en raison du blocage des demandes de rendez-vous en préfecture. Un phénomène lié à la dématérialisation des démarches. « Cela revient à fermer des voies de régularisation », indiquent les signataires, qui demandent la possibilité de reprendre des rendez-vous.

L’obtention d’un titre de séjour est également inenvisageable pour certains jeunes du fait de la fourniture exigée de documents d’état civil. Sur cette question, les syndicats et les associations souhaitent voir abandonnées des procédures inadaptées aux possibilités réelles des requérants. « Il faut faire cesser la suspicion généralisée qui pèse sur de nombreux jeunes dont les actes d’état civil sont régulièrement contestés, alors que leur identité a été confirmée par un juge ou par les services consulaires de leurs pays », déclarent-ils par ailleurs.

« Terrible gâchis humain »

Enfin, pour assurer la stabilité professionnelle de l’avenir de ces jeunes, la poursuite des parcours de formation engagés ainsi que l’accès à des contrats d’apprentissage sont requis.

« Nous sommes quotidiennement témoins d’un terrible gâchis humain et social : voir des jeunes être menacés d’expulsion, réduits à vivre dans la peur, l’errance et la clandestinité alors que la France est devenue leur pays, celui de leurs liens, de leurs amitiés, de leurs amours et qu’ils sont prêts à rendre à la société ce qu’elle a investi dans leur formation », déplorent les signataires.

 


(1) Accompagnement et défense des jeunes isolés étrangers (Adjie), Ados sans frontières (ASF), Association pour la défense des mineurs isolés étrangers (Admie), Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE), Céméa, Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), Chrétiens dans l’enseignement public (CDEP), La Cimade, Confédération générale du travail (CGT), Comité pour la santé des exilés (Comede), Emmaüs France, Etats généraux des migrations (EGM), Fédération des associations générales étudiantes (Fage), Fédération des associations de soutien aux travailleurs immigrés (Fasti), Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), Fédération éducation recherche culture de la CGT (Ferc-CGT), Fédération générale des pupilles de l’enseignement public (PEP), Fédération indépendante et démocratique des lycéens (Fidl), Fédération syndicale unitaire (FSU), Groupe accueil et solidarité (GAS), Groupe d’information et de Soutien des immigrés (Gisti), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de l’enseignement, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Patrons solidaires, Planning familial, Réseau éducation sans frontières (RESF), SNPES-PJJ/FSU, Solidarité laïque, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Tous migrants, Union syndicale Solidaires, Unsa, Unsa Education, Utopia 56.

 

Auteur

  • Flora Peille

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