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Fabien Truong : "La conscience dédoublée unit les habitants des quartiers populaires "

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Pour le sociologue Fabien Truong, "le communautarisme se situe davantage dans les quartiers cossus des centres-villes, trop chers pour beaucoup, et dans les villes préférant payer des amendes plutôt que d’appliquer la loi SRU sur la mixité sociale".

Crédit photo Claire Delfino
[L'ESPRIT OUVERT] Avec son confrère Gérôme Truc, le sociologue Fabien Truong a mené une enquête ethnographique de dix années au cœur des quartiers populaires de Grigny (Essonne), ville la plus pauvre de France. Un travail qui a donné lieu au livre Grands ensemble, à rebours des clichés habituels et des discours monolithiques sur la banlieue et ses habitants.

Fabien Truong est sociologue - il enseigne à Paris 8, est membre du Cresppa-CSU et codirige la collection de sciences sociales L’envers des faits aux éditions La Découverte - réalisateur et écrivain. Parmi ses ouvrages, outre cette plongée dans les grands ensembles : Des capuches et des hommes (2013), Jeunesses françaises (2015) et Loyautés radicales (2017).

Vous avez enquêté à Grigny pendant dix ans. Pourquoi une telle durée ?

Au départ, nous étions venus aider un collectif qui avait collecté des messages de solidarité après l’attentat de janvier 2015 contre Charlie Hebdo. Hasard de date, nous arrivons sur place le 13 novembre et, le soir-même, se produisent les attentats à Paris et Saint-Denis. Les habitants avaient be

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