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Établissements et services

Conférence salariale : les employeurs associatifs mécontents


Publié le : 19.02.2019 I Dernière Mise à jour : 19.02.2019

Auteur

  • Marion Esquerré

Nexem, l’Unisss et la Croix-Rouge déplorent l’impossibilité de revaloriser les salaires dans un secteur qui souffre du manque d’attractivité. Elles s’inquiètent aussi de l’après CITS.

A l’instar des organisations syndicales, les fédérations patronales du secteur social et médico-social à but non lucratif sont inquiets et mécontents du taux d’évolution de la masse salariale, annoncé par la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), lors de la conférence salariale annuelle du 14 février.

"Le gouvernement a décidé de soutenir ce secteur, en maintenant un taux [...] de 1%, soit 204 millions d’euros en faveur des rémunérations du secteur social et médico-social", écrivait la DGCS, dans un communiqué officiel, à la sortie de la conférence. Ce taux reste inchangé depuis 2016. Ce qui fait dire à Nexem, la Croix-Rouge française et l’Unisss, qu'au contraire, le secteur "reste perçu comme une source de coût pour l’Etat, et non comme un moteur de la solidarité nationale".

Une fois pris en compte le "glissement vieillesse technicité" (GVT) - la croissance mécanique des salaires liée à l'ancienneté – et les effets reports des accords salariaux éventuellement signés au cours de l'année passée, le taux d’évolution de la masse salariale laisse très peu de marges de manœuvre pour faire évoluer réellement les salaires du secteur.

Les organisations syndicales, en amont de la conférence salariale, qu’elles avaient décidé de boycotter, notaient que, depuis des années, les salariés des branches concernées perdaient en pouvoir d’achat, le taux d’inflation étant systématiquement plus élevé que le taux de croissance des salaires. Les organisations d’employeurs, de leur côté, ont insisté auprès de la DGCS sur le fait que "la faiblesse des salaires [...] pèse sur l’attractivité des métiers [du] secteur, au détriment de l’accompagnement des plus fragiles, toujours plus nombreux".

A côté du taux d’évolution de la masse salarial, elles s'inquiètent aussi des conséquences de la transformation du "crédit d’impôt sur la taxe sur les salaires" (CITS) en allégements généraux renforcés de cotisations sociales, en vigueur au mois d’octobre prochain. Elles craignent une "baisse des budgets des établissements et services". Néanmoins, la DGCS se veut rassurante, et affirme que, au contraire, ce changement "dégagera des marges de manœuvre supplémentaires aux partenaires sociaux dans leur négociation et aux financeurs", ajoutant que "ce gain, pérenne, se cumulera en 2019 avec les restitutions faites aux secteur [...] au titre du CITS".

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