Un silence pesant, des commérages qui lui reviennent aux oreilles, des yeux qui s’épient, des prises de bec pour des broutilles… Dans le foyer de vie où travaillait Martin (1), l’air est devenu peu à peu irrespirable, au point que cet accompagnant éducatif et social a quitté la structure. Critiqué pour son côté « cool » avec les résidents, Martin reprochait en retour à certains de ses collègues leur attitude infantilisante ou rigide avec les usagers. « L’équipe était complètement fracturée », se souvient-il. Les tensions se sont cristallisées autour du basculement dans la dépendance des publics handicapés vieillissants : faut-il les stimuler, au risque de les fatiguer, ou les laisser tranquilles ? La nécessité d’accomplir davantage de tâches de soin a ajouté aux divisions. « Les solutions ont été longues à se mettre en place », souligne Martin.
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