Recevoir la newsletter

Accueil familial : 41 % des arrivées se font dans l’urgence et sans préparation

Accueil familial : 41 % des arrivées se font dans l’urgence et sans préparation

D'après les assistantes familiales interrogées, 14 % de leurs conjoints accepteraient difficilement ou "avec des limites" la situation de famille d'accueil. 

Crédit photo taka - stock.adobe.com
Deux publications de la Drees, diffusées le 9 janvier 2026, s’intéressent à l’accueil familial, en revenant notamment sur le profil des assistantes familiales et sur le degré d'implication de leur conjoint.

La loi du 27 juin 2005 fait de la profession d’assistante familiale, restée longtemps mal définie par la législation, un métier à part entière. La Direction de la recherche, de l’étude, de l’évaluation et des statistiques (Drees) revient sur leurs conditions d'exercice, au travers de deux publications.

Profil des assistantes familiales. Au 31 décembre 2023, 49 500 personnes avaient un agrément en cours de validité sur le territoire. Un chiffre en diminution de 8 % par rapport à 2012 (53 600 agréments délivrés).

  • Il s’agit principalement d’une profession assurée par des femmes.
  • A titre d’exemple, 88 % des personnes employées par des conseils départementaux étaient des femmes en 2023.
  • Une proportion en baisse depuis 2010, où les femmes représentaient 94 % du personnel employé.

Profil des personnes accueillies. En 2021, 70 600 mineurs et jeunes majeurs ont été recensés sur le territoire. Cela représente 39 % de l’ensemble des jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE).

  • Dans 68 % des cas, ils résident dans leur famille d’accueil tous les jours.
  • Pour 85 % d’entre eux, ils y sont au moins 25 jours par mois.
  • Ils ne sont que 6 % à y être moins de 20 jours par mois.

>>> A lire aussi : L'assistant familial, figure d'attachement stable pour les enfants confiés

Par ailleurs, 23 % des enfants vivant chez une assistante familiale bénéficient d’une reconnaissance administrative du handicap, contre 15 % des jeunes pris en charge par l’ASE.

  • Parmi ceux en âge d’être scolarisés, 81 % le sont en milieu ordinaire et 15 % dans un établissement médico-social, social ou médical.
  • Dans cette dernière situation, 9 % des enfants de la maternelle et de la primaire sont dans unités localisées pour l’inclusion scolaire, contre 3 % dans le second degré.
  • Seuls 4 % ne sont pas scolarisés.

Intégration des jeunes accueillis. Celle-ci est globalement réussie, sachant que les enfants participent aux événements familiaux et aux festivités dans trois quarts des cas.

  • 41 % des assistantes familiales interrogées indiquent qu’ils participent systématiquement aux vacances et aux week-ends.
  • Seules 16 % déclarent ne jamais les prendre avec elles.

Arrivée dans la famille. Dans la majorité des cas, les assistants familiaux ont la possibilité d’exprimer des préférences sur les enfants qu’ils souhaiteraient accueillir (huit sur dix).

  • En outre 88 % des situations prévoient la signature d’un contrat d’accueil, dans lequel sont inscrits le rôle éducatif de l’assistante familiale, l’accompagnement aux soins et les soins usuels.
  • En complément, certains renseignements peuvent être transmis, tels que la cause du placement (87 %), la situation familiale (86 %) ou encore la nature de la décision de placement (85 %).

>>> A lire aussi : Handicap : un tiers des personnes en situation de privation matérielle et sociale en 2024

L’arrivée de l’enfant se fait, dans la plupart des situations (59 %), avec une préparation en amont. Lorsque c’est le cas, elle prend, huit fois sur dix, la forme de rencontres organisées, soit :

  • Au domicile de l’assistante familiale (37 %).
  • Dans un autre lieu (25 %).
  • En alternance entre ces deux endroits (39 %).

Projet pour l’enfant (PPE) et projet personnalisé. Ces deux dispositifs ont vocation à accompagner les jeunes, tout au long de leur parcours, en respectant leurs particularités.

  • Toutefois, en 2021, ils ne sont que 30 % à avoir bénéficié d’un PPE, et 17 % d’un projet personnalisé.
  • 59 % n’ont profité d’aucun des deux.

Implication du conjoint. Au quotidien, les assistantes familiales consacrent en moyenne 2 heures et demie aux rendez-vous. Une durée qui peut monter jusqu’à 4 heures et demie hebdomadaires si cela concerne la santé de l’enfant, et 7 heures et demie pour les sorties familiales.

  • La personne qui partage leur vie peut également être mobilisée.
  • Aux côtés de leur partenaire, ils peuvent participer à la toilette des enfants (26 % des cas), l’entretien du logement et l’aide aux devoirs pendant 30 minutes à une heure (28 %).
  • Les conjoints sont également associés au quotidien, notamment pour le transport des jeunes (19 %) et les loisirs (8 %).

Les assistantes familiales répondant à l’enquête ont affirmé que leurs conjoints vivaient très bien cette situation de famille d’accueil (60 %). Ils sont cependant 14 % à l’accepter difficilement ou « avec des limites ».

Echanges avec la famille. En 2021, la moitié des assistantes familiales interrogées indiquait avoir des temps réguliers avec les parents de l’enfant accueilli, quand 20 % n’en avaient que rarement et 30 % jamais.

>>> Retrouvez ici : les données dans Etudes et Résultats <<<

>>> Retrouvez ici : les données dans l'enquête qualitative sur les conditions d'exercice du métier d'assistant familial <<<

Protection de l'enfance

Métiers et formations

S'abonner
Div qui contient le message d'alerte
Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire
Mot de passe oublié

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ?

Contactez le service client abonnements@info6tm.com - 01.40.05.23.15