On attendait le renouvellement du Conseil national de la protection de l'enfance (CNPE) depuis le 7 juin. C’est désormais officiel : par un arrêté du 10 juillet 2026, la ministre de la Santé et des Familles, Stéphanie Rist, a désigné les associations et personnalités qui l'intègrent pour les trois prochaines années.
Anne Devreese, présidente de l’institution depuis 2023, n’est pas reconduite dans ses fonctions. C’est Marie-Hélène Lecenne qui prend sa succession, une figure jusqu'à présent méconnue des professionnels de la protection de l’enfance.
Contrôleuse auprès de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté depuis décembre 2025, cette haute fonctionnaire a officié dans de nombreuses agences régionales de santé (ARS). Elle a ainsi occupé les fonctions de directrice générale de 2019 à 2025 en Corse, de directrice de l’autonomie en Auvergne-Rhône-Alpes (2016-2019) ou encore de directrice de la délégation de l’île de Mayotte (2011-2013).
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Parmi les principaux changements dans la composition du CNPE, la Fondation pour l’enfance remplace l’Observatoire national de l'action sociale (Odas). Et l'Association nationale des assistants de service social (Anas), qui avait quitté ces derniers mois le Haut Conseil du travail social (HCTS), laisse aussi son siège à la Société française des médecins référents protection de l'enfance, représentée par Fadia Matta-Regimbau.
Parmi les personnalités qualifiées, quelques-unes quittent le CNPE : l’ancien juge des enfants Jean-Pierre Rosenczveig ; le directeur de l’association Retis Mohamed L’Houssni, l’ancienne vice-présidente du CNPE Michèle Créoff ou encore la médecin Céline Greco, nommée présidente du comité scientifique permanent. Ils et elles sont remplacés par d’autres noms bien connus comme Marie-Paule Martin-Blachais, Flore Capelier ou l’ancienne Défenseure des enfants, Geneviève Avenard.
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