Alors qu’elle arpente tranquillement un long couloir bétonné, Caroline de Charette s’écarte brusquement. Au sol, une araignée inerte, inoffensive. Elle l’avoue sans détour, elle en a horreur. Comment une femme de cette stature peut-elle être effrayée par une si petite créature, elle qui, en tant que psychiatre en prison, affronte quotidiennement des situations autrement plus déstabilisantes ? « Ce genre de peur est totalement irrationnelle », s’excuse-t-elle presque, avant de reprendre son chemin dans les dédales de l’hôpital Saint-Jacques à Nantes (Loire-Atlantique), où se trouve son bureau.
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Voilà dix-sept ans que cette Dijonnaise d’origine a mis un pied dans l’univers carcéral, où elle soigne des détenus présen
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