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Emploi dans les quartiers prioritaires : la Cour des comptes dénonce le manque de moyens

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Selon la Cour des comptes, les dispositifs d'insertion professionnelle mis en place dans les quartiers prioritaires de la ville sont inadaptés.

Crédit photo  Riccardo Milani / Hans Lucas / AFP
Publié le 20 juillet, le bilan dressé par le dernier rapport de la Cour des comptes sur les dispositifs en faveur de l’emploi des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville est sans concession : les budgets alloués sont méconnus du ministère du Travail et la multiplicité des alternatives les rend stériles.

« Malgré la mobilisation du service public de l’emploi et les mesures prises dans le cadre du plan “1 jeune, 1 solution”, le taux de chômage des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) est toujours 2,7 fois supérieur à celui des autres quartiers des unités urbaines englobantes », rapporte la Cour des comptes dans son rapport sur les dispositifs en faveur de l’emploi des habitants des QPV.

Rendu public le 20 juillet, le document met en cause le budget sous-dimensionné de la mission « travail et emploi » prévu pour ce public. La part des dépenses d’intervention reste en effet inférieure à celle qui devrait être dévolue aux demandeurs d’emploi de ces quartiers dont les « besoins d’accompagnement et de formation devraient conduire à une dépense individuelle plus élevée ».

Un budget ministériel inconnu

Même observation pour la part de budget dépensée en 2021 pour le dispositif « 1 jeune, 1 solution » du gouvernement, évaluée à 0,6 million d’euros. L'accès difficile des jeunes des quartiers prioritaires à l'apprentissage en constitue la principale raison.

Autre pierre d’achoppement, le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion demeure incapable de chiffrer les moyens publics déployés en faveur de ce public, et ce « même sur les seuls crédits budgétaires dont il a la responsabilité ».

Des résultats inconséquents

Malgré un renforcement des effectifs de Pôle emploi sur ces territoires en 2021, la Cour constate que les résultats sont similaires à ceux des autres zones. « A cela s’ajoutent d’autres facteurs contreproductifs sur la situation de l’usager, comme la concurrence entre les dispositifs et leur instabilité, leur complexité administrative et leur dématérialisation accrue qui augmentent la part du non-recours », soulignent les auteurs du rapport. Les bénéficiaires sont par ailleurs les habitants les moins en difficulté sociale.

La Cour recommande donc à l’Etat d’accroître ses connaissances en matière de QPV et de décloisonner ses administrations. Elle rappelle l’importance d’allouer des moyens financiers suffisants aux associations de proximité, essentielles pour accompagner les publics les plus éloignés des institutions.

La France compte 1 514 QPV répartis sur 859 communes. 25 % de personnes y perçoivent le revenu de solidarité active (RSA), contre 13 % des autres unités urbaines.

Retrouvez le rapport ici .

Auteur

  • Flora Peille

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