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Insertion - Emploi

Jeunesse - Insertion - Les missions locales craignent d'être absorbées par Pôle emploi


Publié le : 04.09.2018 I Dernière Mise à jour : 04.09.2018

Auteur

  • Marion Esquerré

A l'issue d'une réunion de travail avec des membres du gouvernement et du Comité action publique 2022, mi-juillet, le Premier ministre annonçait la volonté du gouvernement d'expérimenter la fusion des structures de missions locales au sein de l'opérateur principal du Service public de l'emploi. Inquiète, l'UNML réclame l'ouverture d'une concertation.

L'Union nationale des missions locales (UNML) revient à la charge, ce lundi 3 septembre, sur le projet gouvernemental d'expérimentation d'une fusion des missions locales et des Pôle emploi, dans un courrier envoyé au Premier ministre, auquel elle réclame une audience.

Le 18 juillet, un communiqué de ce dernier, diffusé à l'issue d'une réunion de travail avec la ministre du Travail, le ministre de l'Action et des Comptes publics et des membres du Comité action publique 2022 (CAP 22), faisait état du plan de transformation action public 2022 présenté par Muriel Pénicaud "afin d’améliorer l’accompagnement des demandeurs d’emploi vers le marché du travail".

Parmi les "orientations retenues", le renforcement de la coordination des différents acteurs du Service public de l’emploi devrait faire l'objet d'une concertation avec les acteurs concernés "à la rentrée". Mais, surtout, le communiqué précisait que "les collectivités locales volontaires pourront participer à des expérimentations visant à fusionner les structures de la mission locale au sein de Pôle emploi avec une gouvernance adaptée".

En attendant de réunir ses instances dans le cadre d'un bureau exceptionnel convoqué le 29 août, l'UNML avait déjà réagi le 20 juillet, dans un court communiqué, en faisant part de son "incompréhension totale" face à une "décision [qui n'avait] fait l'objet d'aucune concertation".

Un mois et demi plus tard, dans son courrier à Edouard Philippe, elle déploie son argumentaire défendant son réseau de 436 missions locales qui accompagnent chaque année plus de 1,3 millions de jeunes, "notamment les plus démunis", dans leurs parcours d'accès à l'emploi et à l'autonomie. Selon elle, près de 600 000 jeunes accèdent chaque année à l'emploi, 250 000 entrent en formation, 140 000 bénéficient d'une immersion en entreprise et 16 000 s'engagent dans des missions de services civiques.

Renforcer l'efficacité du Service public de l'emploi

Forte de ce bilan, l'UMNL exprime auprès d'Edouard Philippe le "trouble" qu'a semé l'annonce d'éventuelles expérimentations de fusion. Le réseau et les professionnels "craignent une remise en cause à la fois de la spécificité de l'accompagnement global des jeunes et de l'ancrage territorial des missions locales, avec l'engagement politique et financier fort des élus, gages de la performance de leurs actions", explique-t-elle.

En parallèle, dans un communiqué, elle s'étonne de l'apparition de ce projet d'expérimentation dans le plan de la ministre du Travail alors que cette disposition de figure pas dans les préconisations du Comité action publique 2022 dont le rapport a été diffusé de manière anticipée par l'organisation syndicale Solidaire Finances publiques, le 20 juillet (voir encadré).

Tandis que, le 20 septembre, elle doit participer à une rencontre de travail, organisée par la direction générale de l'emploi et de la formation professionnelle et le haut-commissaire à la transformation des compétences, pour déployer un outil d'orientation en formation commun aux régions et aux acteurs du Service public de l'emploi, l'UNML estime "que d'autres voies peuvent être envisagées pour assurer le renforcement de la lisibilité et de l'efficacité du Service public de l'emploi sans remettre en cause l'accompagnement des jeunes, notamment des plus fragiles".

 

Les préconisations du CAP 22 pour le Service public de l'emploi

Alors que le gouvernement prévoyait sa publication au début de l'automne, le rapport du Comité action publique 2022 (CAP 22) est connu depuis le 20 juillet, grâce à sa publication sur le site internet de l'organisation syndicale Solidaires Finances publiques. Parmi les 22 propositions qui y sont exposées, la n°10 s'intéresse au Service public de l'emploi, aujourd'hui composé de Pôle emploi, des Missions locales, de Cap Emploi (dédié aux personnes en situation de handicap) et des directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte).

Il propose notamment de "renforcer la coordination et la coopération des acteurs du Service public de l'emploi", à travers quatre orientations :

  • poursuivre l'ouverture des données disponibles sur les offres d'emploi et les profils des demandeurs d'emploi entre les opérateurs de Service public de l'emploi, en visant l'ouverture de ces données, anonymisées, aux "partenaires privés" ;
  • "améliorer l'interopérabilité des systèmes d'information des opérateurs du Service public de l'emploi, afin de faciliter le suivi des demandeurs d'emploi dans une logique de parcours global d'insertion" ;
  • retirer à certains opérateurs du Service public de l'emploi le monopole sur certains outils d'accompagnement, citant en exemple la "garantie jeune" gérée actuellement par les missions locales ;
  • améliorer et renforcer le pilotage national des réseaux Cap emploi et des missions locales.

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