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Exclusions - Précarité

Contreparties aux aides sociales : des associations vent-debout et un gouvernement divisé


Publié le : 21.02.2019 I Dernière Mise à jour : 21.02.2019

Auteur

  • Marion Esquerré

Alors que le Premier ministre continue de défendre sa proposition de "contreparties" au versement des aides sociales, une partie de son gouvernement ne semble pas partager son projet. Les associations, elles, dénoncent "la stigmatisation des plus précaires".

Le collectif Alerte, qui réunit 37 fédérations et associations nationales de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, réagit aux propos tenus par le Premier ministre, le 19 février, devant l’Assemblée nationale, pour défendre sa proposition de renforcer les "contreparties" aux aides sociales. "Il n’est pas scandaleux, je le dis comme je pense, de poser la question des droits et des devoirs", a-t-il expliqué, affirmant que sa proposition pouvait aussi valoir pour les aides "aux acteurs économiques".

"Quelques mois seulement après la présentation de la "stratégie pauvreté" par le président de la République, ces déclarations viennent confirmer un risque de stigmatisation des plus précaires", estime le collectif Alerte. Au lieu de mettre en place le "conditionnement du versement des aides sociales à des contreparties d’activités ou d’activités d’intérêt général", le collectif demande au gouvernement de "lutter activement contre le non-recours à ces prestations" et de "proposer aux allocataires un accompagnement de qualité pour favoriser leur insertion durable dans la société".

Renvoyant aux mesure déjà prise (élargissement de la prime d’activité) et chantiers en cours (automatisation de la prime d’activité, revenu universel d’activité), la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarité et de la Santé, Christelle Dubos, a affirmé pour sa part qu’elle ne voulait pas "de contreparties punitives". Un point de vue partagé par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud qui, de son côté, prône le fait de proposer aux allocataires de faire du bénévolat, mais sans en faire une obligation.

"La contrepartie existe déjà depuis 30 ans, avec le RMI puis le RSA : c’est le droit et l’obligation d’un accompagnement", a rappelé Christelle Dubos au micro de Radio classique, avant de préciser que "Le constat qui est fait aujourd’hui, c’est que 700 000 bénéficiaires en France n’ont pas d’accompagnement".

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