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Près d’un quart des plus de 65 ans rencontrent des difficultés dans leurs démarches administratives

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Selon une étude de la Défenseure des Droits, 30% des personnes âgées de 65 ans et plus déclarent ne pas avoir accès à internet à domicile (photo d'illustration)

Crédit photo BURGER / Phanie / Phanie via AFP
Fracture numérique - Une étude de la Défenseure des droits, publiée le 1er octobre 2021, met en lumière les « difficultés d’accès aux droits et discriminations liées à l’âge avancé ». Une situation touchant surtout les personnes dépendantes, précaires et en situation d’illectronisme.

En 2020, la Défenseure des droits, Claire Hédon, et ses équipes ont reçu des sollicitations d’environ 8 000 personnes de 60 ans et plus. Parmi elles, une très grande majorité (97%) relatait leurs difficultés avec les services publics. Après enquête, la Défenseure des droits confirme, dans une étude*, publiée ce vendredi 1er octobre, que près d’un quart (23%) des personnes âgées de 65 ans et plus sont confrontées à des empêchements dans la réalisation de leurs démarches administratives. Par ailleurs, 30% de cette catégorie de la population indique ne pas disposer d’un accès internet à leur domicile. « Ce qui soulève des enjeux d’accès aux droits », souligne Claire Hédon.

« Ces difficultés sont davantage rapportées par les personnes en situation de dépendance, de précarité financière ou en situation d’illectronisme [1] », note la Défenseure des Droits. Celles-ci ont, en effet, deux fois plus de risque qu’un individu autonome de rencontrer des problèmes pour remplir les documents exigés par les administrations. Une situation qui renforce le sentiment d'exclusion des seniors, lesquels déplorent « une déshumanisation des relations avec les services publics et la perte du lien social ».

Un renoncement aux droits

Conséquence la plus grave : le  renoncement aux droits. « Face à des problèmes administratifs, 15 % des personnes âgées déclarent avoir abandonné leurs démarches », révèle l’étude. Les personnes en situation de dépendance sévère constituent les plus pénalisés alors que ce sont celles ayant le plus besoin de recourir à des aides.

L’enquête met aussi en évidence une faible sensibilisation des personnes âgées aux discriminations. Ainsi, seulement 30 % déclarent avoir été témoin d'injustices liées à l’âge avancé au cours de leur vie.  Moins de 12% des victimes indiquent avoir engagé une procédure contentieuse. Pour Claire Hédon, « ces résultats réinterrogent la place des personnes âgées dans nos sociétés et invitent à remettre la question des discriminations liées à l’âge avancé au cœur des débats et politiques publiques ».

 

*Cette étude repose sur une enquête téléphonique conduite auprès de 2 506 personnes âgées de 65 ans ou plus vivant à domicile et une enquête par entretiens menée auprès de 15 aidants de personnes âgées en situation de perte d’autonomie, entre septembre et fin novembre 2020.

[1] Selon la Défenseure des Droits, l’illectronisme désigne le fait de ne pas posséder les compétences numériques de base (envoyer des courriers électroniques, consulter ses comptes en ligne, utiliser des logiciels, etc.) ou de ne pas se servir d’internet (incapacité ou impossibilité matérielle). 

 

Auteur

  • Maxime Ricard

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