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Ehpad du futur : « un lieu où se crée la politique gériatrique » (Mcoor)

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Gaël Durel

Gaël Durel, président de l’Association nationale des médecins coordonnateurs et du secteur médico-social (Mcoor).

Crédit photo DR
Tous les acteurs du grand âge partagent ce constat : une profonde réforme des Ehpad est nécessaire. Plutôt que de parler d’établissements « hors les murs » ou d’« Ehpad à domicile », l’association nationale des médecins coordonnateurs et du secteur médico-social (Mcoor) et le Syndicat national des généralistes et gériatres intervenant en Ehpad (SNGIE) proposent la création de maisons gériatriques de proximité. Explications avec Gaël Durel, président de Mcoor.

Actualités sociales hebdomadaires : Qu’est-ce qu’une maison gériatrique de proximité ?

Gaël Durel : L’Ehpad du futur doit devenir un lieu où se crée la politique gériatrique de territoire. Le renforcement de la médicalisation de ces structures est un impératif, accentué par la récente crise sanitaire. Nous envisageons la maison gériatrique de proximité comme une interface entre le système sanitaire et le domicile. A savoir un lieu de coordination et non un lieu d’hébergement, dans lequel une évaluation gériatrique serait réalisée. Assurée par le médecin coordonnateur en partenariat avec tous les acteurs du territoire, celle-ci permettrait de proposer les parcours de vie et de soins les plus adaptés pour la personne âgée.

Il s’agit d’amener au domicile les compétences des professionnels de l’Ehpad. Et de coordonner les différents intervenants (services d’aide et d’accompagnement à domicile, services de soins infirmiers à domicile, hospitalisation à domicile, etc.). Ce qui manque encore cruellement. 

Enfin, ces établissements offriraient diverses formes d’accueil (de jour ou de nuit, temporaire, programmé ou organisé pour parer aux urgences médico-sociales) afin d’assurer une qualité de vie optimale aux personnes malades ainsi qu’à leurs aidants. Et d’anticiper une éventuelle entrée en institution.

ASH : L’Ehpad a-t-il encore un avenir ?

G. D. : Certaines voix s’élèvent ces dernières semaines pour demander la fin de ces établissements. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’en arriver là. Ces structures doivent continuer à accueillir deux types de résidents : les personnes fortement décompensées, polypathologiques, et celles atteintes de troubles cognitifs et comportementaux. Pour elles, le domicile n’est pas adapté. Le passage d’un professionnel quelques heures par semaine n’est pas suffisant.

En revanche, les autres personnes âgées peuvent très bien continuer à vivre chez elles. D’où l’importance des maisons gériatriques de proximité, qui permettraient une meilleure coordination de tous les acteurs du domicile. Et, in fine, une meilleure prise en charge de la personne âgée.

ASH : Quelle place occuperait alors le médecin coordonnateur ?

G. D. : La maison gériatrique de proximité doit renforcer notre légitimité. Ce que la pandémie a aussi démontré. Il est nécessaire que les décisions de santé soient réservées aux médecins. Dans un hôpital, ce n’est pas le directeur qui gère les admissions, qui décide quels soins appliquer aux patients. Cela doit être la même chose en Ehpad.

 

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