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Hébergement : quand les travailleurs sociaux s'appuient sur le "côte à côte" des mobilités urbaines

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Ce « droit à la ville » serait à la fois composé d’un « agir urbain » – le fait d’être matériellement dans l’espace public – et d’une reconnaissance statutaire.

Crédit photo Pavo
[SUR QUOI TRAVAILLEZ-VOUS ?] Le déplacement est omniprésent dans le quotidien des personnes hébergées ou vivant dans des logements temporaires. Ce type de nomadisme a été analysé à travers une étude qualitative, lors d’une immersion sur le temps long entre 2020 et 2023 au sein du centre d'hébergement et de réinsertion sociale Cléberg, à Villeurbanne (Rhône).

Tofie Briscolini est docteure en anthropologie. Elle travaille sur les inégalités sociales et spatiales, en s’intéressant à la question des discriminations vécues. Sa recherche a donné lieu à une thèse intitulée « Parcourir la ville en quête de droits. Ethnographie des mobilités d’usager.es d’un CHRS de l’agglomération lyonnaise ».

Qu’est-ce qui vous a amenée à ce terrain de recherche ?

Tofie Briscolini : Premièrement, une genèse un peu personnelle liée à mon implication dans les questions de droit au logement. Quand j’étais en master, je donnais des coups de main à des personnes vivant dans des squats ou des logements, qu’on appelle « sans droit ni titre ».

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