La politique des « 1 000 premiers jours » a été initiée en 2020, après la remise du rapport de la commission d’experts présidée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik. Elle repose sur un accompagnement de l’enfant et des parents, pendant une période allant du quatrième mois de grossesse aux 2 ans révolus de l’enfant.
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Pour décliner cette politique, dans le cadre de la feuille de route 2025-2027, le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées lance un appel à projets à destination des collectivités territoriales, des établissements de santé, sociaux ou médico-sociaux, des établissements d’accueil du jeune enfant, des associations ou encore des entreprises de l’économie sociale et solidaire.
Détaillé dans une instruction du 8 décembre 2025, l'appel à projets invite à proposer, avant fin février 2026, des initiatives dans l’un des trois domaines suivants :
- Accompagner la création de nouvelles maisons des 1 000 premiers jours ou l’évolution de projets existants, en développant leur offre de services. L’appel à projets est accompagné d’un référentiel pour donner des repères sur ces projets en termes d’offre de services, de partenariats et de fonctionnement des maisons des 1 000 premiers jours.
- Protéger les tout-petits aux risques d’exposition aux écrans et accompagner leurs parents dans leurs usages des écrans. Les projets éligibles peuvent consister à développer des actions, outils ou ressources à destination des parents ou des professionnels au contact des parents.
- Soutenir des initiatives favorisant la place des pères et coparents et leur implication dans le parcours des 1 000 premiers jours. Les projets peuvent proposer des actions directement dédiées aux pères ou coparents, de sensibilisation, d’aide à la parentalité, ou prendre appui sur des actions existantes en les adaptant à l’accueil des pères et coparents.
L’appel à projets mobilise une enveloppe de 2,2 millions d’euros, qui sera répartie au niveau régional.
Les acteurs intéressés sont invités à se rapprocher de l’ARS de leur territoire, qui coordonne la mise en œuvre avec les services de l’État (DREETS et DEETS) et les caisses d'allocations familiales.
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