Le parcours d'Angélique Revest l’a amenée à travailler auprès de personnes confrontées à la précarité, à l’exclusion et aux violences – qu’elles en soient victimes ou auteurs. Elle est singulièrement engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes et les violences intrafamiliales.
Qui est-elle ?
Après avoir exercé dans le champ de la petite enfance, puis été aide médico-psychologique, éducatrice spécialisée et cheffe de service, Angélique Revest occupe aujourd’hui le poste de formatrice en travail social. « Mon parcours est fait d’opportunités dont je me suis saisie lorsqu’elles avaient du sens et qu’elles étaient en lien avec mes valeurs éthiques. » Chaque fois, la professionnelle a poursuivi la « voie des diplômes », préférant la formation initiale à la validation des acquis de l’expérience.
Le parcours de cette passionnée s’appuie indistinctement sur la pratique et la théorie, deux éléments indissociables, selon elle. « J’ai ce besoin constant de comprendre, de questionner les fondements du travail social. Et cela m’anime de partir des réalités de terrain pour monter jusqu’à une action de plaidoyer. »
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Engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes et intrafamiliales, Angélique Revest a été guidée par Édouard Durand et Ernestine Ronai dans le cadre de son diplôme universitaire. À titre bénévole, elle est vice-présidente du Centre d’information sur le droit des femmes et des familles (CIDFF) de la Vienne et co-anime, via une plateforme collaborative du travail social, des groupes de parole pour les personnes ayant été victimes d’inceste.
Ses stats
3 760 abonnés à sa newsletter « Fragments de terrain ». Et plus de 5 700 à sa page Linkedin.
Son concept
Une newsletter sur LinkedIn, dans laquelle la professionnelle rapporte son vécu tout en s’interrogeant sur les difficultés structurelles du secteur.
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Son objectif : générer des réactions et nourrir le débat. « Je trouve intéressants ces petits filons de réflexivité au niveau national », se réjouit-elle. Petits filons qu’elle assimile à des « actes de microrésistance », au regard des enjeux que traverse le social.
Sa ligne éditoriale
Repolitiser le travail social.
Les posts qui ont le plus marché
Ceux qui touchent à la philosophie du travail social.
Ses projets
Angélique Revest vient de publier Que reste-t-il du travail social ? aux éditions Presses EHESP, dans lequel elle compile ses fragments de terrain et revient sur les transformations du secteur. À la demande d’étudiants, la formatrice vient aussi de créer une page Insta (fragments.de.terrain). « Il va me falloir un peu de temps pour comprendre le format attendu, mais je vais essayer de publier régulièrement sur ce réseau aussi », promet-elle en riant.
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