Pour Thibaut Gosset, juge de l’application des peines à Paris, détricoter la réforme de 2019 sur les courtes peines revient à prendre le problème à l’envers. Qui plus est, sans s’attaquer au manque de moyens nécessaires pour l’appliquer efficacement.
ASH : D’après le député et rapporteur du texte Loïc Kervran, la loi de 2019 n’a pas réduit la surpopulation carcérale, ni limité la récidive, produisant même des effets contre-productifs avec un allongement des peines. Partagez-vous ce constat ?
Thibaut Gosset : Je pense qu’il faut d'emblée distinguer les peines très courtes, de moins d'un mois, et les courtes peines, de moins d'un an. Concernant ces dernières, la réforme du 23 mars 2019 est effectivement venue obliger les juges, à des degrés divers, à procéder à des aménagements de peines. Il s'agit d’une quasi
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