Une atteinte aux droits humains. Six associations se sont unies, avec un objectif commun : faire cesser la situation subie par plus de 2 000 personnes à Dunkerque. Car, dans les campements de Mardyck, Loon-Plage et Grande-Synthe, la réalité vécue par ces milliers d’individus exilés s’aggrave de jour en jour.
- Un quotidien alarmant et dégradant comme l’explique le collectif : « Les conditions de vie de ces femmes, hommes et enfants sont indignes – à peine cinq points d’eau potable, seulement 11 cabines de douches sommaires installées par l’association Roots, pas de toilettes – et mettent gravement en danger leur santé et leur sécurité. »
- Une insalubrité qui entraîne notamment des troubles respiratoires et des problèmes dermatologiques.
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Et plus le temps passe, plus les associations sont à bout, fatiguées de pallier les manquements de l’Etat à ses responsabilités. D'autant qu’avec un nombre de personnes exilées de plus en plus important, et des moyens constants, elles font face à des difficultés toujours plus grandes pour répondre aux besoins de ces publics.
Dépôt d’une requête en justice contre l’Etat. C’est pourquoi elles ont décidé de saisir la justice. Devant le tribunal administratif de Lille, les organisations ont initié un recours en référé-liberté, pour que les atteintes illégales aux libertés fondamentales des personnes exilées soient reconnues. Elles demandent notamment :
- un accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement,
- des distributions alimentaires,
- l’accès à l’électricité,
- un développement de l’offre de soins,
- une information sur leurs droits effectifs,
- un hébergement inconditionnel,
- une mise à disposition de lieux sécurisés d’intervention pour les associations,
- une mise en place de dispositifs de sensibilisation,
- une coordination entre l’Etat, ses opérateurs et les associations.
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Cette requête a été déposée le 18 novembre 2025, après de multiples appels lancés par les requérantes aux autorités locales, et restés sans réponses.