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« Que m'est-il permis d'espérer » : un film sur l'exil et le transit dans un centre d'accueil parisien

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Crédit photo DR
Le documentaire de Vincent Gaullier et Raphaël Girardot, « Que m'est-il permis d'espérer », sort en salles mercredi 30 mars. Il raconte la vie de plusieurs personnes en exil en transit dans le centre d'accueil de la Porte de la Chapelle, à Paris. 

Dix-huit mois. C’est le temps qu’ont passé Vincent Gaullier et Raphaël Girardot à rencontrer des personnes en exil au centre de premier accueil de la porte de la Chapelle, à Paris. Des premiers entretiens aux rendez-vous avec le Samu social, en passant par les jeux de cartes improvisés au milieu des pré­fabriqués, les réalisateurs de ce documentaire rendent compte de ce qui se joue à ce moment précis pour toute une population d’hommes exilés. Ils parviennent aussi bien à capturer la confusion et l’épuisement, que le relâchement et la connexion vécus lors de ces quelques jours de transit. Entre cinq à dix jours, durant lesquels les personnes sont hébergées et accompagnées, mais également contraintes de comprendre les procédures (normale, Dublin, accélérée) et, pour la énième fois, de raconter leurs parcours.

On suit ainsi, Salomon, Al Hassan, Zerbo, Idriss et Johnson, qui, traversés par de nombreux doutes, évoquent la maladie, la situation politique de leur pays d’origine, leurs envies et leurs aspirations. « Nous voulons que le spectateur s’attache à chacun d’entre eux, et que s’efface la masse, qu’il les rencontre par leur singularité – leur métier, leur famille, leur souffrance. Réveiller l’humanité de chacun et souligner l’inhumanité de l’accueil de la République », expliquent les deux réalisateurs. Le travail d’Emmaüs Solidarité, qui gère le centre, est également mis en lumière.

« Les bénévoles, les salariés d’Emmaüs Solidarité, les soignants que l’on aperçoit leur redonnent du respect, de la dignité, de la reconnaissance, jusqu’à prêter une attention particulière à l’orthographe des noms de famille. » Toutefois, les réalisateurs pointent l’« ambiguïté » du camp où se trouve une représentation de l’Etat. L’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, a en effet disposé d’un bureau sur place. « Ce n’est donc pas uniquement d’accueil qu’il s’agit », soulignent les cinéastes. Aujourd’hui fermé, le centre de la Chapelle a enregistré 60 000 passages de 2016 à 2018.

 

Notes

« Que m’est-il permis d’espérer » – Film de Vincent Gaullier et Raphaël Girardot. En salles le 30 mars.

Auteur

  • Marie Nahmias

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