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Aide à domicile : selon le Cese, à terme, tous les professionnels doivent être diplômés

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Dans un avis rendu public le 9 décembre, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) entend améliorer les conditions d'exercice, les salaires et la formation des métiers de l'aide à domicile.

Le domicile est le grand oublié de la crise sanitaire. C’est, en substance, ce qu’ont répété les acteurs du secteur de l’aide à domicile durant la première vague de l’épidémie. En fin d’année 2020, la donne n’a guère changé. Ainsi, après avoir bataillé pendant plusieurs mois pour obtenir une prime Covid, nombre de professionnels n’ont encore rien reçu. De même, les mesures annoncées dans le cadre du Ségur de la santé ne les concernent qu’à un faible niveau.

Dans un avis adopté le 9 décembre, le Cese (Conseil économique, social et environnemental) estime que celles et ceux qui exercent les métiers du domicile « ne bénéficient pas d’une juste reconnaissance de leur rôle ». Et de souligner que le contexte sans précédent du coronavirus a « rendu visible à tous le décalage entre le rôle social majeur de ces professions et la réalité de leurs conditions d’emploi, de rémunération et de travail ».

Un personnel qualifié

En vue de revaloriser ces métiers, « véritables vecteurs de la solidarité nationale », le conseil émet plusieurs recommandations. Parmi lesquelles la prise en compte de l’ensemble des temps de travail (entre autres, les déplacements kilométriques) nécessaires aux interventions auprès des personnes vulnérables ; l'amélioration des conditions de travail et la prévention des risques professionnels ; la programmation pluriannuelle des financements en faveur des métiers du lien.

Le Cese mise également sur une formation et une qualification renforcées des personnels du secteur, en établissant à terme le DEAES (diplôme d’Etat d’accompagnement éducatif et social) comme certification de référence exigible pour l’accompagnement des personnes dépendantes. L’idée est aussi d’« adapter et développer la VAE [validation des acquis de l’expérience] dans la filière pour qualifier les salariées actuellement en fonction en s’appuyant sur les Opco (opérateurs de compétences) des branches concernées ».

Auteur

  • Maxime Ricard

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