Inspiré de faits réels et d’une correspondance entre une philosophe et une anthropologue, ce long métrage japonais retrace la rencontre entre Marie-Lou (Virginie Efira), directrice d’Ehpad dévouée jusqu'au bord du burn-out, et Mari (Tao Okamoto), metteuse en scène atteinte d’un cancer métastatique.
Une amitié profonde se noue entre les deux femmes. L'une combat pour gérer son établissement en y déployant la méthode de l'« Humanitude », un soin respectueux de la dignité des résidents ; l'autre affronte sa propre fin de vie. Pour les besoins du film, chacune des actrices a réalisé la prouesse d’apprendre la langue de l’autre.
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Si l’on est séduit par la grâce de ce duo – magnifiée lors d'une scène à la tombée du jour sur une colline verdoyante au Japon –, on est en revanche beaucoup moins convaincu par le plaidoyer anticapitaliste, long et laborieux, dépeignant sans nuances ce modèle comme étant destructeur de l’humanité.
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D’une durée de 3h15, l'œuvre impose un rythme contemplatif. Elle entremêle des séquences de théâtre, de voyage, de formation et de soin, en France et au Japon. L’une des dernières scènes se déroule dans l’Ehpad avec Marie-Lou et Mari : au milieu des résidents et des soignants, un comédien japonais et un jeune autiste, présents en fil rouge tout au long du film, interviennent et bousculent à leur façon le cours des choses.
En dépit des thématiques particulièrement lourdes qui sont évoquées, ce film livre une lumineuse leçon de solidarité et d’espérance.
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