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L’éducation relationnelle et sexuelle, « indispensable » pour prévenir les violences

Attention to sex education in education

En moyenne, les jeunes de 16 à 20 ans bénéficient de 3,2 séances d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.

Crédit photo  MARCO DE SWART/ ANP via AFP
Un sondage, réalisé par OpinionWay pour Apprentis d’Auteuil, met en lumière les perceptions paradoxales des jeunes en matière de relations amoureuses et les carences des dispositifs d’accompagnement.

EARS. Quatre lettres pour désigner un enjeu de société majeur : l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. C’est à ce sujet qu’Apprentis d’Auteuil consacre la nouvelle édition de son baromètre de l'éducation publié le 12 octobre. Un sondage (1), réalisé par OpinionWay pour l’association à cette occasion, éclaire sur le regard que portent les jeunes sur les relations amoureuses et pointe une insuffisance structurelle des dispositifs d’accompagnement.

Les chiffres clés du baromètre

Etat des lieux

  • Les jeunes de 16 à 20 ans ont bénéficié, en moyenne, de 3,2 séances d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EARS). C’est beaucoup moins que ce que prévoit la loi de 2001 : entre 27 et 36 séances selon la durée de la scolarité.
  • 37 % des jeunes sondés ont déjà subi au moins une violence sexuelle ou sexiste de la part d’autres jeunes. Un chiffre qui grimpe à 55 % pour les jeunes femmes et 65 % chez les jeunes lesbiennes, gays et bisexuels (LGB).
  • Près de 60 % des victimes déclarent ne pas avoir trouvé d’écoute ou de soutien à la suite des actes subis.

Représentations des relations amoureuses et sexuelles

  • 71 des jeunes considèrent qu’une relation amoureuse est épanouissante lorsqu’elle se base sur la confiance.
  • Paradoxalement, la moitié des sondés estiment que la jalousie est une preuve d’amour. Et ils sont 44 % à déjà avoir « accepté une relation sexuelle pour faire plaisir à leur partenaire, alors qu’ils n’en avaient pas envie ».
  • Près d’un tiers des jeunes à déjà regardé de la pornographie avant l’âge de 12 ans. Une consommation qui « contribue à porter atteinte au consentement », rappelle Apprentis d’Auteuil :
    27 % pensent que le désir ressenti par les garçons est incontrôlable ;
    25 % estiment que les filles peuvent prendre du plaisir à être forcées dans un rapport sexuel.

>> Baromètre 2023 Apprentis d’Auteuil


(1) Sondage réalisé auprès d’un échantillon de 2 148 jeunes âgés de 16 à 20 ans.

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