Doctorante au Laboratoire d’économie et de sociologie du travail (LEST), unité mixte du CNRS et d’Aix-Marseille Université, Léa Guichard livre les premiers éléments d’une thèse qu’elle devrait soutenir d’ici un an.
ASH : Vous vous êtes intéressée à la « sexualité transactionnelle » chez les jeunes. Que dit cette terminologie de votre champ d’étude ?
Léa Guichard : Je m’intéressais au sujet de la prostitution juvénile. Peu à peu, je me suis détachée de cette expression, pour plusieurs raisons. Avant tout parce que parler de prostitution à des jeunes crée un fossé. Ils ne se reconnaissent pas dans cette pratique qui suscite un fort stigmate, avec cette figure repoussoir de la « pute ». Aucun jeune ne va dire : « Je me prostitue. » Pour enquêter sur la prostitution, il faut donc ne pas la nommer. Ce qui implique de trouver d’autres manières de l’a
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