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Crise des métiers : environ 30 000 postes vacants dans le secteur privé non lucratif

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Photo d’illustration.

Crédit photo Alain Pitton / NurPhoto via AFP
Travail social - La Fehap et Nexem, acteurs majeurs du secteur sanitaire, social et médico-social dans le secteur privé non lucratif, publient, ce mercredi 19 janvier, leur premier baromètre des tensions de recrutement. Près de 30 000 postes seraient actuellement vacants.

Alors que le secteur social et médico-social est en crise, la Fehap (Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne privés solidaires) et Nexem (organisation professionnelle des employeurs du secteur social, médico-social et sanitaire à but non lucratif) « souhaitent apporter un éclairage national, objectivé et qualitatif sur les difficultés de recrutement et les métiers en tension ». Pour cela, elles viennent de publier, ce mercredi 19 janvier, le premier baromètre des tensions de recrutement.

Principal enseignement de cette étude (1) : 4 300 postes sont vacants au sein des structures du panel, soit 5 % des effectifs. « Rapportés à la totalité des 610 000 salariés de nos réseaux, 30 000 postes sont potentiellement vacants », indiquent les organisations. Si les tensions de recrutement touchent tous les secteurs et tous les métiers, selon le baromètre, trois catégories de professions sont plus fortement touchées : le personnel soignant et de rééducation (infirmiers, aides-soignants, masseurs-kinésithérapeutes…) ; le personnel éducatif et social et les médecins. Et la situation ne va pas en s’améliorant. Ainsi, les structures indiquent que leur difficulté à recruter s’est accrue au troisième trimestre 2021 pour les infirmiers (56 % des répondants), les aides-soignants (52 %) et les éducateurs spécialisés et/ou les moniteurs-éducateurs (39 %)

Des départs liés aux conditions de travail et aux rémunérations

Ce baromètre indique également que le secteur a été confronté au départ de 5 300 professionnels entre le 1er juin et le 30 septembre 2021. « Rapporté aux 610 000 salariés des établissements et services représentés par la Fehap et Nexem, ce chiffre alerte : notre secteur pourrait avoir subi 36 000 départs sur la période », déplorent les organisations. La moitié des défections (2 650) sont des départs volontaires (démissions ou ruptures conventionnelles).

Si les départs s'expliquent majoritairement par les rémunérations revalorisées à la suite du Ségur de la santé, rendant plus attractifs ces métiers dans le secteur public, la Fehap et Nexem indiquent d'autres raisons aux difficultés de recrutement : le manque de candidats formés, les contraintes inhérentes aux métiers ou encore le refus d’un contrat à durée déterminée.

 


(1) Le baromètre des tensions de recrutement repose sur un questionnaire envoyé, chaque trimestre, à tous les établissements et services adhérents de la Fehap et de Nexem. Ceux-ci emploient 55 % des effectifs du secteur sanitaire, social et médico-social privé non lucratif. Cette première édition concerne la période du 1er juin au 30 septembre 2021, et 407 structures employeurs, rassemblant 90 000 salariés (soit 15 % des effectifs représentés par la Fehap et Nexem), ont transmis leurs données.

 

Auteur

  • Maxime Ricard

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