À 18 ans, je voulais déjà travailler dans le social, mais je ne me sentais pas légitime. L’assistante sociale que j’imaginais était douce, patiente, presque parfaite. Moi, j’étais plutôt spontanée, taquine, avec un humour noir. Loin de l’archétype. Pendant des années, j’ai traîné ce syndrome de l’imposteur. J’ai fait une fac de psycho, puis travaillé comme AVS et assistante d’éducation auprès de jeunes de milieux variés. En observant des assistantes sociales sur le terrain, j’ai osé me lancer. À 27 ans, j’ai intégré l’Institut de formation aux métiers éducatifs de Nîmes.
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Mon premier stage en service social territorial a été compliqué. Une formatrice a exacerbé mes peurs, notamment celle de parler en public. J’ai cru abandonner. En troisième année, au centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada), tout a changé. Une équipe bienveil
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