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Traite des êtres humains : les 15 caractéristiques des profils des victimes

Traite des êtres humains ministère de l'Intérieur exploitation sexuelle victimes

En 2022, près de 3 000 victimes de traite des êtres humains ont été dénombrées en France.

Crédit photo Thibaut Durand / Hans Lucas / AFP
En 2022, près de 3 000 personnes victimes de traite des êtres humains ont été accompagnées par 72 associations. Publiée le 11 octobre, l’enquête annuelle sur le sujet, coordonnée par le ministère de l’Intérieur et des Outre-mer, décrypte les particularités de ce public, dont la part de mineurs augmente sensiblement.

82 % de femmes. Telle est la proportion retenue par la 7e enquête sur les profils des victimes de la traite des êtres humains accompagnées par les associations en 2022.

Elaboré par plusieurs services ministériels (1) et publié le 11 octobre, le document dénombre 2 994 personnes accompagnées, dont 2 675 exploitées au moins en partie en France puisque 319 ont connu l’exploitation exclusivement à l’étranger. Parmi celles dont la traite est avérée dans l’Hexagone, différentes caractéristiques apparaissent :

  • 76 % sont victimes d’exploitation sexuelle ;
  • 15 % d’exploitation par le travail ;
  • 7 % sont contraintes de commettre des délits ;
  • 2 % sont contraintes à la mendicité forcée ;
  • moins de 1 % sont concernées par d’autres formes d’exploitation.

Davantage de victimes mineures

« Il s’agit majoritairement de personnes majeures (84 %), même si la part des victimes mineures est en hausse en 2022 (+ 5 points par rapport à 2021) », souligne l’étude. Autres particularités : les femmes sont davantage touchées par l’exploitation sexuelle et les hommes par celle du travail non domestique. Les mineurs sont, quant à eux, plus représentés chez les individus forcés à commettre des délits.

Cette année, au regard de l’augmentation de leur nombre, l’enquête analyse davantage les profils des victimes :

  • deux tiers d’entre elles sont des filles (66 %), principalement d’origine française et surtout soumises à l'exploitation sexuelle ;
  • 34 % sont des garçons de nationalité étrangère (Afrique ou Europe de l’Est)  ;
  • 36 % étaient potentiellement des mineurs non accompagnés (MNA).

> A lire aussi : « Les aidants sont les nouveaux pauvres »

Exploitation par l’entourage

Sur l’ensemble du public accompagné par les associations, des distinctions émergent également en matière d’origine géographique :

  • sept victimes sur dix sont originaires de pays d’Afrique ;
  • 17 % de pays d’Europe ou d’Amérique latine ;
  • 10 % des Caraïbes ;
  • 11 % sont françaises ;
  • 5 % viennent du Brésil.

Par ailleurs, les exploiteurs sont de deux types :

  • l’entourage pour l’exploitation domestique ;
  • les réseaux criminels pour l’exploitation sexuelle.

Cette analyse s’inscrit dans le cadre de la mesure 8 du plan d’action national contre la traite des êtres humains : « Pérenniser l’enquête sur les victimes de traite des êtres humains suivies par les associations ». Dans ce cadre, 72 associations ont été auditionnées.


(1) L’enquête est menée par la mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) et par le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI).

>> L’étude « La traite des êtres humains en France »


[CHIFFRES CLÉS]
En 2022, 39 % des #victimes de traite et d'exploitation des êtres humains accompagnées par des #associations ont déposé plainte auprès des services de sécurité ou d'un procureur.
Pour découvrir la publication : https://t.co/ukWd1DJPhe pic.twitter.com/gG5cN3VvLK

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