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Allocations versées aux étrangers : l'instauration d’un délai de carence ne passe pas

Allocations versées aux étrangers : l’instauration d’un délai de carence ne passe pas auprès des associations

Selon le collectif, instaurer une telle mesure contreviendrait non seulement aux principes constitutionnels, mais également à nos engagements européens.

Crédit photo Riccardo Milani / Studio Hans Lucas via AFP
Les associations du Collectif Alerte expriment leur forte préoccupation, ce 18 septembre 2026, face à une mesure instaurant un délai de carence pour le versement aux étrangers de certaines prestations sociales, envisagée par le gouvernement pour le prochain budget,

Le 17 septembre 2026, le Premier ministre a fait connaître une des mesures qu’il souhaite inscrire dans le budget de 2027. À savoir l’instauration d’un délai de carence pour le versement de certaines allocations aux étrangers. Sont concernées les prestations sociales non contributives, c’est-à-dire celles versées sans condition de cotisation préalable. Une mesure qui est loin de faire l’unanimité.

>>> Pour compléter : Hébergement d’urgence : comment favoriser l’accès au logement des personnes étrangères ?

Une inquiétude née d’un ensemble de facteurs. Pour les presque 40 associations qui composent le Collectif Alerte, une telle disposition pose question à plusieurs niveaux. D’abord du point de vue du système de protection sociale. Alors que ce dernier repose sur une logique de réponse à des besoins des familles, des personnes sans logement ou vivant dans une situation de précarité, ajouter des conditions à l’octroi de prestations sociales pour une partie des bénéficiaires mène à une rupture de la logique de soutien de ces allocations.

Autre questionnement, la rupture du pacte républicain, puisque cette mesure contreviendrait à l’égalité devant les droits, la solidarité nationale, la protection des familles ou encore le respect de la dignité. En outre, elle soulève de nombreuses inquiétudes concernant nos principes constitutionnels et nos engagements européens, « comme l’ont montré les débats suscités par les dispositions introduites dans la loi “Asile et immigration” de 2024, dont plusieurs ont été censurées par le Conseil constitutionnel ».

>>> A lire aussi : Les 6 grandes mesures de l’Uniopss pour "l’après-Macron"

Faire machine arrière. En raison de ces craintes, et dans un contexte marqué par une pauvreté toujours plus criante, le Collectif demande au gouvernement de ne pas faire un choix qui fragiliserait le quotidien de personnes actuellement en situation de grande précarité, et « d’engager sans délai une concertation avec les associations de lutte contre la pauvreté et l’exclusion ».

>>> Retrouvez ici : le communiqué du Collectif Alerte <<<

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