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Prostitution des mineurs : nouvelle campagne d’information et création d'une cellule de suivi

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Le 28 février, le gouvernement a lancé un campagne de sensibilisation contre la prostitution des mineurs. Un  film de campagne percutant met en scène une victime mineure de prostitution dans un quotidien qu’elle pense « gérer ». Par ailleurs, Droit d'Enfance et le 119-Allô Enfance en Danger lancent une cellule de suivi accessible gratuitement.

Chaque année en France, selon les associations, entre 7 000 et 10 000 enfants sont victimes de prostitution. Des chiffres d’autant plus alarmants qu’ils sont sous-estimés. Adrien Taquet, secrétaire d'Etat chargé de l'Enfance et des Familles, a lancé, lundi 28 février et jusqu’au 20 mars, une campagne de sensibilisation pour alerter et prévenir le grand public sur la réalité et les dangers de ce phénomène. Spots télévisés, sur les réseaux sociaux ou au cinéma... Des ateliers de prévention vont aussi être organisés partout sur le territoire. Le principal film de campagne met en scène une victime dans un quotidien qu’elle pense « gérer » afin de montrer sa vulnérabilité et les dangers auxquels elle doit faire face.

Des signes à repérer

Le lancement de cette campagne a eu lieu le jour de la remise d’un rapport à Adrien Taquet par le Centre de Victimologie pour Mineurs (CVM). Les conclusions permettent d’appréhender la prostitution des mineurs en France et de cerner le profil des victimes, d’un point de vue sociologique, psychologique et médico-légal. Un certain nombre de signes peuvent être repérer par les parents ou les professionnels : traumatismes physiques (ecchymoses, cicatrices, tatouages, automutilations…), fugue (rupture familiale, isolement social, déplacements fréquents dans d’autres villes), hygiène inhabituelle (douches très fréquentes ou absence de toilette quotidienne) ou encore un rapport au corps inadapté (langage cru, évocation de relations sexuelles dégradantes sur un ton différent, utilisation d’une terminologie inadaptée pour son âge, etc.

Une cellule de suivi

En parallèle, la fondation Droit d’enfance, en partenariat avec le 119-Allô Enfance en Danger, a mis en place, mardi 1er mars, une cellule de suivi. Les jeunes en danger ou à risques, leur entourage et les professionnels peuvent joindre le 119, 24h sur 24 et gratuitement, en toute confidentialité, par téléphone mais aussi en passant par le site https://www.allo119.gouv.fr/ (tchat pour les moins de 21 ans, formulaire de recueil des situations en ligne...).

Dotés d’une expertise reconnue sur cette thématique, les écoutants de Droit d’Enfance traiteront les demandes parvenant au numéro d’urgence et nécessitant un accompagnement. Une équipe pluridisciplinaire (travailleurs sociaux, psychologues, juristes) est entièrement dédiée à cette tâche.

Auteur

  • Maxime Ricard

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