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Covid-19 : un taux de suicide en augmentation chez les jeunes femmes de milieux modestes

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L’Observatoire national du suicide alerte sur la multiplication des passages à l’acte de jeunes femmes précaires depuis le début de la crise liée au Covid-19.

Crédit photo Mathieu Thomasset / Studio Hans Lucas via AFP
Dans son cinquième rapport, l’Observatoire national du suicide analyse l’évolution du risque suicidaire au regard de la crise liée au Covid-19. Si le premier confinement a généré une augmentation de l’anxiété sans évolution du taux de passages à l’acte, la fin de l’année 2020 a été marquée par une hausse des suicides chez les jeunes femmes.

L’Observatoire national du suicide consacre sa dernière étude à l’impact de la crise sanitaire sur le risque suicidaire. Rendu public le 6 septembre, le document de 300 pages note une diminution des passages à l’acte en début de pandémie, « malgré une augmentation des troubles anxio-dépressifs et des difficultés de sommeil ». En comparaison avec les années précédentes, les taux de décès enregistrés à la suite d’un suicide ont baissé respectivement de 20 % et de 8 % lors des deux premiers confinements. « Le sentiment de partage d’une épreuve collective, le moindre accès à certains moyens létaux, une surveillance accrue par les proches et une grande adaptation du système de soins psychiatriques peuvent expliquer ce phénomène », précise l’Observatoire. Entre janvier 2020 et mars 2021, ce sont 11 210 personnes qui ont mis fin à leurs jours, en majorité des hommes (75 %).

En novembre 2020, selon l’enquête EpiCov (1), 2,8 % de la population âgée de 15 ans et plus déclarent avoir eu des pensées suicidaires au cours de l’année. Il s’agit principalement de femmes, de personnes en situation de handicap ou en difficultés financières. Les jeunes âgés de 15 à 24 ans sont les plus touchés.

Les jeunes femmes précaires plus fragiles

A partir de la fin 2020, l’Observatoire souligne une augmentation du recours aux soins pour des gestes suicidaires chez les adolescentes et les jeunes femmes appartenant aux milieux sociaux les plus modestes. Un phénomène observé jusqu’au début de l’année 2022.
« La forte augmentation des appels aux centres antipoisons pour tentative de suicide en 2021 repose essentiellement sur la hausse importante des appels concernant les jeunes femmes âgées de 12 à 24 ans, dont la moyenne annuelle de 2021 est supérieure de moitié à celle des trois années précédentes », indique le rapport.

En complément, 18 fiches thématiques recensent les dernières statistiques disponibles des effets de la pandémie sur la santé mentale.

Retrouvez l’intégralité du rapport ici !

 


(1) EpiCov est une enquête statistique menée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère des Solidarités et de la Santé. Figure parmi ses objectifs le fait d’informer sur les conséquences de l’épidémie sur le quotidien et la santé des individus.

 

Auteur

  • La rédaction

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