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Justice

Prison : une lettre ouverte appelle à une politique de déflation carcérale


Publié le : 05.06.2020 I Dernière Mise à jour : 05.06.2020
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Image d'illustration I Crédit photo DR

Auteur

  • Flora Peille

Publiée le 3 juin, une lettre ouverte interpelle le Président de la République sur la nécessité de ne pas surcharger à nouveau les prisons françaises. La sortie de 13 500 détenus pour des raisons sanitaires durant le confinement laisse désormais de la place au sein des établissements pénitenciers. 

Près de mille signataires. C’est ce qu’a rassemblé la lettre ouverte au Président de la République Emmanuel Macron publiée le mercredi 3 juin.

Associations, organisations professionnelles de la justice, personnalités publiques ou encore hommes et femmes politiques de divers bords y inscrivent un message clair : «La France ne doit pas renouer avec l’inflation carcérale». Le contexte de crise sanitaire a mené 13 500 détenus à sortir des prisons françaises durant le confinement et l’opportunité d’assurer des conditions de détention décentes pour l’avenir serait donc à saisir. Le courrier indique que «ces vingt dernières années, la France a connu une inflation carcérale continue qui a contraint les personnes détenues à vivre dans la promiscuité et l’indignité, et a condamné l’institution pénitentiaire à une quête vaine pour donner du sens à une peine de prison avant tout synonyme de désolation, désocialisation et déshumanisation».

Les signataires s’accordent sur le fait de privilégier le milieu libre pour certains prisonniers. Ils indiquent que la remise en liberté de milliers de détenus dépend de la volonté politique associée à une mobilisation des acteurs de la justice. «Il est essentiel de tout mettre en œuvre pour que la population carcérale ne reparte à la hausse dès la menace immédiate écartée», atteste le document. Une véritable politique de «déflation carcérale» est ainsi ouvertement demandée.

La publication de la lettre ouverte intervient alors que le 30 janvier dernier, la Cour européenne des droits de l’homme avait statué et validé le non-respect des articles 3 et 13 de la Convention européenne des droits de l’Homme qui concernent, entre autres, les traitements inhumains ou dégradants. La France avait ainsi été condamnée à verser des dommages et intérêts aux requérants.

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