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"Les personnes qui vivent en squat ne sont pas celles qu’on imagine"

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Crédit photo Pavo
[SUR QUOI TRAVAILLEZ-VOUS ?] Pendant deux ans, les laboratoires de recherche Telemme et Sesstim ont travaillé aux côtés d’acteurs associatifs de terrain pour mener une étude scientifique inédite sur la vie en squat. Ce projet participatif et pluridisciplinaire – « Itinéraires et situations de vie en squat à Marseille » (ISSIMars) – vise à déconstruire les idées reçues et à orienter les politiques publiques.

Directrice de recherche en santé publique à l’Inserm, Perrine Roux dirige une équipe pluridisciplinaire sur le VIH, la réduction des risques liés à l’usage de drogues et la santé des populations LGBTQIA+. Elle a coordonné le projet ISSImars.

ASH : Quel est le point de départ de cette étude ?

Perrine Roux : Il s’agissait de répondre à un manque, à savoir la quasi-absence de données scientifiques sur les conditions de vie en squat, en apportant plusieurs regards et domaines de compétences, non seulement académiques mais aussi associatifs.

En effet, plusieurs acteurs de terrain nous avaient alertés sur l’urgence à pouvoir chiffrer et do

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