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Orpea : en grève, les salariés dénoncent le non-versement de la prime d’intéressement

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Photo d’illustration.

Crédit photo Loïc Venance / AFP
Les salariés d'une trentaine d'établissements Orpea, sur 227 en France, débutent un mouvement de grève ce vendredi 3 juin, après la décision du groupe mi-mai de ne pas leur verser la prime d'intéressement cette année.

La colère gronde chez les salariés d’Orpea. « La fronde est importante », assure même Dominique Chave, secrétaire général de la santé privée CGT. La raison de cette agitation découle de la décision prise à la mi-mai par la direction du groupe privé de maisons de retraite de ne pas verser la prime d’intéressement aux salariés.

La CGT appelle donc à la grève ce vendredi dans l’ensemble des Ehpad du groupe. D’ores et déjà, une trentaine d’établissements (sur 227 en France) suivent le mouvement. « Dans certaines structures, les salariés ont décidé de se mobiliser quelques heures, dans d’autres, toute la journée. Mais le mouvement peut très bien durer plus longtemps, détaille le représentant syndical. Le préavis est illimité. La grève s'arrêtera donc quand les salariés l’auront décidé. »

En temps normal, selon la CGT, une prime annuelle d’intéressement de 750 € brut est versée à l’ensemble des salariés. Mais, cette année, la direction a annoncé que ce ne serait pas le cas. De quoi provoquer la colère des salariés. « Le groupe assure que les résultats financiers ne le lui permettent pas. Pourtant, l'entreprise continue de faire des bénéfices, malgré le scandale né de la sortie du livre Les fossoyeurs, souligne Dominique Chave. Orpea aurait en réalité supprimé cette prime afin de payer l'éventuel remboursement des dotations publiques qu'ils ont détournées. Mais ce n’est pas aux salariés de payer les errements des dirigeants. »

« Le groupe continue avec les mêmes méthodes »

Pour calmer les ardeurs, la direction a indiqué aux salariés qu’ils toucheront une prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, dite « prime Macron », de 1 000 € début 2023. « Pas de quoi rassurer les équipes, qui comptaient sur leur prime d’intéressement pour partir en vacances », certifie le secrétaire général de la CGT. Et d’ajouter : « On espère que la direction va chercher à négocier, même si ce n'est pas dans ses habitudes. Car, malgré le scandale, le groupe continue avec les mêmes méthodes. »

Interrogée sur ce mouvement de grève, Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Synerpa (Syndicat national des établissements et résidences privées pour personnes âgées), indique « comprendre l’agacement profond des salariés » : « Ils vivent un enfer depuis le début de l'année, et plus largement depuis le début de la crise Covid. Les affaires n'en finissent pas et maintenant ils n'auront pas l'intéressement qu'ils auraient dû avoir. Je comprends donc leur désarroi. »

 

Auteur

  • Maxime Ricard

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