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Alzheimer : « Un enjeu majeur d’accompagnement, d’accueil et de financement »

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Crédit photo Fondation Médéric Alzheimer
Dans une tribune publiée quelques jours après l’élection présidentielle, Hélène Jacquemont, présidente de la Fondation Médéric Alzheimer, appelait les pouvoirs publics « à ne pas oublier Alzheimer ». En raison de « l’urgence absolue » de la situation, elle réitère son message dans nos colonnes.

Actualités sociales hebdomadaires : Pourquoi prendre la parole aujourd'hui ?

Hélène Jacquemont : A la veille du second tour des élections législatives, il convient de se faire entendre. Il est nécessaire de rappeler que la France est confrontée à une triple transition : écologique, numérique et démographique. Cette dernière n’est malheureusement évoquée que du bout des lèvres.

Le Président Emmanuel Macron avait fait de la loi « grand âge et autonomie » un axe important de son précédent quinquennat. Or ce texte n'a malheureusement jamais vu le jour. Depuis, il est décevant de constater que la question de la dépendance ne semble plus à ce jour être une priorité. Quand on aborde plus spécifiquement la maladie d'Alzheimer, la situation est encore pire.

C'est donc aux acteurs de la société civile, comme la Fondation Médéric Alzheimer, de ramener ce sujet au cœur des politiques publiques. Nous le ferons autant que nécessaire. Dès que nous en avons l'occasion, nous prenons la parole pour rappeler ces enjeux parce qu'il y a urgence, comme le soulignent les projections liées au vieillissement de la population.

Quelle est cette urgence ?

Le temps presse. D'ici 2030, la génération du baby-boom sera dans le grand âge, parfois synonyme de grande dépendance. Les décisions doivent donc être prises dès à présent et mises en œuvre énergiquement. Nous voyons les difficultés s’amonceler mais nous n’arrivons pas à nous organiser collectivement en tant que Nation, alors que de très nombreux rapports ont mis en avant des recommandations.

Les interrogations sont multiples. Comment allons-nous prendre soin de nos grands aînés ? Qui va s'en occuper ? Quels lieux de vie à leur disposition : le domicile, l’Ehpad, les habitats alternatifs ?

Comment améliorer l’accompagnement médico-social des personnes vivant avec une maladie d’Alzheimer ?

Une des voies est liée à l'habitat et au cadre de vie de ces personnes. Nous avons un enjeu majeur d’accompagnement, d’infrastructures d’accueil et de financement. Que ce soit dans les SAAD, les Ehpad ou les autres structures, la maladie d’Alzheimer nécessite un accompagnement spécifique.

L’entrée en Ehpad n’est ni un droit, ni le plus souvent un choix. Il va donc falloir développer une gamme de solutions intermédiaires, d'habitats innovants comme le village Alzheimer de Dax ou la maison du Thil à Beauvais, et trouver un modèle économique pérenne.

Nous assistons actuellement à un durcissement des critères d'admission en Ehpad : certains établissements refusent de prendre des personnes trop dépendantes. Où doivent-elles alors aller ? Comment faire ? L'hôpital est-il le seul recours ? Il est nécessaire de diversifier les solutions proposées aux personnes vivant avec une maladie d’Alzheimer.

Enfin, en l’absence de médicament, il faut développer les interventions non médicamenteuses (INM) et mieux les valoriser. D’autant que l'efficacité de celles-ci est désormais scientifiquement prouvée : elles permettent de mieux vivre avec la maladie.

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  • propos recueillis par Maxime Ricard

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