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Une loi pour protéger les enfants de l‘enfermement

Plusieurs associations ont écrit aux parlementaires pour mettre fin à l’enfermement de milliers d’enfants dont les parents sont des migrants.

Dans une lettre ouverte adressée aux députés le 5 novembre, quinze associations (1)  demandent aux députés de déposer une proposition de loi pour interdire l’enfermement administratif des enfants. Ils rappellent que ce projet était évoqué dans la loi dite « loi pour une immigration maîtrisée, une droit d’asile réussi et une intégration réussie » du 10 septembre 2018. Un an après, aucun texte législatif n’a vu le jour.

En 2018, 208 enfants étaient gardés en zone de rétention dans l’hexagone et 232 en zone d’attente. Ils étaient 1 221 à Mayotte. En l’absence d’une protection, en 2019, 152 mineurs ont été condamnés à rester en zone d’attente en métropole et 236 en détention. Au total, les signataires de la lettre ouverte estiment que depuis 2010, 37 603 enfants âgés, en majorité de moins de 6 ans, ont été enfermés à cause du statut migratoire de leurs parents.

Une situation qui risque encore de s’empirer : le taux d’occupation des centres de rétention augmente, la durée aussi, les suicides d’enfants, les automutilations, les grèves de la faim… se multiplient. Et de citer Aïcha, 4 ans, restée seule pendant trois jours avec de la fièvre et une otite dans la zone d’attente de l’aéroport d’Orly. Ou encore cette adolescente de 16 ans qui a tentée de se suicider en avalant des pièces de monnaie.


(1) Parmi les signataires l’Unicef France,  Mrap, la Cimade, Médecins du monde, l’Uniopss, le Secours catholique, le Syndicat de la magistrature, Amnesty international, la ligue des droits de l’homme, etc.

Auteur

  • BRIGITTE BEGUE

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