Serge Tisseron est psychiatre, docteur en psychologie et membre de l'Académie des technologies.
ASH : Existe-t-il de bonnes et de mauvaises colères ?
Serge Tisseron : Il n’existe pas une seule forme de colère, mais deux. La première est liée à une revendication de dignité. Cette émotion est tout à fait légitime. C’est le cas, par exemple, du mouvement « Femme, vie, liberté », lancé en 2022 par des milliers d’Iraniennes pour défendre leur droit de citoyennes à décider de leur vie. En revanche, d’autres colères répondent à une volonté de toute-puissance, de contrôle, d’exclusion… C’est le mari qui frappe sa femme pour affirmer son emprise sur elle, ou Donald Trump qui, en 2024, traitait les immigrés de « vermine » et les accusait de « pourrir le sang des Américains
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