Cette année encore, près de trois millions de familles ont perçu, fin août, l’allocation de rentrée scolaire. Pour les parents éligibles dont les enfants sont accueillis par l’ASE, cette somme est versée, sous réserve de mention par le juge, sur un compte géré par la Caisse des dépôts et consignations.
Ce qu’on appelle le pécule constitue ainsi l’ensemble des allocations de rentrée scolaire qu’aurait dû percevoir la famille de l’enfant durant les années où il a été accueilli en protection de l’enfance.
Un pécule que sont censés percevoir les jeunes, depuis la loi du 14 mars 2016, à leur majorité.
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Neuf ans après l’entrée en vigueur du dispositif, ils sont pourtant nombreux à ne pas en bénéficier. En raison d’un manque d’informations et de démarches administratives trop complexes, ils étaient seulement 44,5% à avoir touché leur pécule au 31 décembre 2023.
Pour simplifier son accès, le collectif formule quatre propositions :
- Mettre en place un versement automatique à la majorité du jeune directement sur son compte bancaire ;
- S’assurer que chaque jeune l’ait perçu ;
- Renforcer les actions de communication sur ce dispositif et sensibiliser les professionnels à l’existence et aux modalités d’obtention de ce pécule à la majorité ;
- En l’attente de l’automatisation du versement, faire évoluer la loi afin que la Caisse des dépôts puisse transmettre à chaque département la liste nominative des jeunes sortants de protection de l’enfance qui n’ont pas réclamé leur pécule.
Cette aide financière, rappelle Cause majeur !, n’est pour autant pas suffisante à elle seule. « Elle doit être complétée pour chaque jeune par un accompagnement socio-éducatif jusqu’à son inclusion pleine et entière dans la société. »
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