Recevoir la newsletter

Magazine

Ségur : les gestionnaires SIAO en appellent à Elisabeth Borne

{ element.images.0.titre }}

Le centre SIAO de la Croix-Rouge à Orléans.

Crédit photo Guillaume Souvant / AFP
Dans un courrier adressé à la Première ministre, Elisabeth Borne, les associations gestionnaires de services intégrés d’accueil et d’orientation (SIAO) déplorent leur exclusion des revalorisations salariales prévues par le Ségur de la santé.

Les services intégrés d’accueil et d’orientation (SIAO) sont considérés comme la clé de voûte du secteur de l’accueil, de l’hébergement et de l’insertion (AHI), un domaine professionnel qui relève des revalorisations salariales annoncées après la conférence des métiers en février dernier. Or les gestionnaires des SIAO ont récemment appris qu’ils seront finalement « exclus du champ d’application du Ségur du social ». Une situation qu’ils déplorent dans une lettre ouverte à la Première ministre, Elisabeth Borne, le 28 juin.

« Cette décision traduit a minima une profonde négation du rôle du SIAO sur son territoire, notamment dans sa fonction d’accueil, quand bien même il serait téléphonique, mais également dans sa fonction d’orientation, d’information et de prévention », regrettent-ils, allant jusqu’à parler de « mépris » de la part du gouvernement.

Une rémunération « acceptable »

Cette décision « traduit par ailleurs une vision des SIAO comme étant des organes extérieurs au secteur social, alors même que c’est bien grâce à sa connaissance, sa maîtrise et son imbrication que les SIAO ont pu, au fil des années, acquérir leur légitimité auprès des acteurs », ajoutent encore les signataires, parmi lesquels la Fédération des acteurs de la solidarité, le Samusocial de Paris ou encore la Croix-Rouge.

« Comment les SIAO pourront-ils recruter des professionnels du travail social pour assurer leurs missions sans les moyens de les rémunérer équitablement ? Comment nos organisations vont-elles pouvoir garder leurs professionnels et éviter qu’ils ne se tournent vers les structures qui leur offriront un niveau de rémunération plus acceptable, davantage adapté au coût de la vie ? Comment, au sein d’une même association, de tels écarts de traitement pourront-ils être acceptés entre les différents intervenants sociaux ? », interrogent encore les associations gestionnaires.

 

Auteur

  • La rédaction

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Abonné

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire
Mot de passe oublié

Pas d'identifiants ?

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ?
Contactez le service client : par mail Par téléphone : 01.40.05.23.15