La migration désigne étymologiquement le passage d’un lieu à un autre. Pour autant, sa déclinaison sous la forme de « migrant » s’est chargée d’une connotation négative qui lui retire sa façade d’objectivité et de neutralité. Plus qu’un simple terme qui se voudrait descriptif, ce mot a une valeur performative, au sens où il ne se contente pas de nommer une réalité : il la produit et l’impose, il transforme une situation – la migration – en une identité assignée. En réduisant des trajectoires singulières à une catégorie ambiguë et souvent stigmatisante, cette appellation fabrique une condition sociale et politique particulière. La façon dont on désigne l’étranger a évolué dans le temps (1) et le terme de « migrant » peut trouver des nuances.
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Pour autant, i
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