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Sydney Gaultier : "Migrantiser" entre usage politique et impasse sociale

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Selon Sydney Gaultier, chaque contexte politique attribue une identité au migrant, qui agglomère souvent trois types de menaces : économique, sécuritaire et religieuse-identitaire.

Crédit photo Edouard Hannoteaux
[NUMERO SPECIAL 70 ANS] Docteur en psychologie clinique et pathologique, Sydney Gaultier est coresponsable de l’Unité transculturelle de l’enfant et de l’adolescent du Service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent de Lausanne (Suisse).

La migration désigne étymologiquement le passage d’un lieu à un autre. Pour autant, sa déclinaison sous la forme de « migrant » s’est chargée d’une connotation négative qui lui retire sa façade d’objectivité et de neutralité. Plus qu’un simple terme qui se voudrait descriptif, ce mot a une valeur performative, au sens où il ne se contente pas de nommer une réalité : il la produit et l’impose, il transforme une situation – la migration – en une identité assignée. En réduisant des trajectoires singulières à une catégorie ambiguë et souvent stigmatisante, cette appellation fabrique une condition sociale et politique particulière. La façon dont on désigne l’étranger a évolué dans le temps (1) et le terme de « migrant » peut trouver des nuances.

>>> A lire aussi : Anna Sibley : "La mise en œuvre de cet accord est très opaque"

Pour autant, i

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