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Des allers-retours vers les minima sociaux pour les ménages modestes

Drees précarité pauvreté minimum vieillesse RSA

Selon le dernier rapport de la Drees, après une nette baisse en 2021, le nombre d’allocataires de minima sociaux augmente légèrement en 2022.  

Crédit photo Thibaut Durand / Hans Lucas / AFP
Dans son rapport 2023 « Minima sociaux et prestations sociales », la Drees analyse, sur les court et moyen termes, l’évolution des dispositifs d’aide aux ménages les plus modestes.

A quelles limites financières se confrontent les ménages les plus modestes ? C’est ce que documente la Drees [Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques] dans son rapport annuel « Minima sociaux et prestations sociales » rendu public le 29 septembre.

Premier constat : avec l’inflation, le mode d’indexation des minima sociaux conduit à une perte temporaire de pouvoir d’achat des bénéficiaires. « Cela a été le cas entre janvier 2021 et janvier 2022 pour les bénéficiaires de minima sociaux, avec notamment une baisse de 2,7 % du pouvoir d’achat des bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) et de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) », détaille le document.

En termes de recensement, 4, 34 millions de personnes ont bénéficié des aides sociales fin 2022. Un nombre stable au regard de l’année précédente puisque 0,4 % de hausse sont relevés par rapport à 2021.

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Allers-retours des allocataires

Par ailleurs, un quart des allocataires du RSA sortent des minima sociaux d’une fin d’année sur l’autre. Environ quatre sur cinq d’entre eux ne bénéficient plus de l’aide pendant deux ans et trois sur cinq durant au moins quatre années. Des données qui permettent d’affirmer que, statistiquement, la majorité ne connait qu’une insertion professionnelle ponctuelle. En parallèle, 24 % de la part de ce public âgé de 35 à 64 ans, ont perçu un minimum social à chaque fin d’année, entre 2011 et 2021.

« Parmi les bénéficiaires du RSA âgés de 35 à 64 ans fin 2021, 41 % sont sortis au moins une fois des minima sociaux au cours des dix années précédentes, puis y sont revenus. 10 % ont même connu au moins deux sorties et deux entrées », souligne la Drees.

Le profil, générateur d’inégalités

Sur le long terme, entre 1990 et 2023, si les montants des prestations sociales ont augmenté respectivement de 9 % et 26 % pour le RSA et l’AAH, le pouvoir d’achat du Smic [Salaire minimum de croissance] brut à temps plein connait quant à lui une hausse 33 % sur la période.

Autre différence relevée, le montant maximal mensuel des minima sociaux diffère selon la prestation. Ainsi, en septembre 2023, en fonction de l’allocation à laquelle elle a droit, une personne seule percevra :

  • 207 euros (€) en tant que bénéficiaire de l’Allocation pour demandeur d’asile (Ada) ;
  • 608 € de RSA ;
  • 961 € de minimum vieillesse ;
  • 971 € d’AAH.

« Au 1er janvier 2023, le montant du RSA représente ainsi 44% du smic net à temps plein, le montant de l’AAH 71 % », conclut le document.

>> Le rapport Minima sociaux et prestations sociales de la Drees

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