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Edito - Vœux pieux

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Crédit photo Attila KISBENEDEK / AFP

Pour ce premier numéro de l’année, nous aimerions vous souhaiter… Que souhaiter qui soit réalisable ? Une revalorisation salariale de tous les métiers dits « de l’humain », aussi bien éducatifs et d’accompagnement qu’administratifs ou techniques, quels que soient l’échelon ou la fonction, pour pallier la pénurie de vocations ? Des applaudissements à 20 heures sans crise sanitaire, chaque premier mercredi du mois, à l’instar de cette bonne vieille sirène des pompiers ? Une véritable reconnaissance de l’action sociale qui vous soit exprimée, à vous, véritables pompiers de la République ? Restons réalistes.

 

La prèv' toujours menacée

Si d’aventure rien de tout cela ne se produisait, nous vous souhaitons de résister pour poursuivre vos missions, tant l’action sociale demeure, plus que jamais, salutaire, à l’heure où les crises se succèdent.

Nous espérons aussi que les menaces cessent de peser sur l’existence de la prévention spécialisée dans certains départements, que vos équipes soient étoffées de forces vives, que vous puissiez vaincre l’exclusion, que la protection des enfants et celle, judiciaire, de la jeunesse en difficulté bénéficient de davantage de moyens, mais aussi que le secteur du grand âge soit doté d’un véritable plan. Que les crèches fleurissent pour le bonheur des bambins comme de leurs parents et des professionnels de la petite enfance, que le handicap puisse être mieux vécu par celles et ceux qui le supportent et par vous qui les accompagnez.

 

Isolés parce que différents

Les premiers jours de 2023 furent à ce titre cruels pour neuf enfants atteints de troubles autistiques, de retour en classe ce 3 janvier, à l’école de la Monnaie de Molsheim, en Alsace. Ce sont nos confrères de Rue 89 qui ont conté leur mésaventure avant nous.

Ces élèves bénéficient d’un suivi scolaire spécifique au sein d’une unité d’enseignement élémentaire autisme (UEEA) qui existe depuis vingt ans. Et, à la rentrée de septembre, ils avaient eu accès pour la première fois à la cantine, avec les autres enfants « ordinaires » – puisque eux sont « extraordinaires ». L’adaptation n’a pris que peu de temps et ils étaient ravis de déjeuner le midi avec leurs copains, comme tout le monde. Mais en rentrant des vacances, ils ont appris qu’ils ne pourraient plus faire « comme tout le monde », qu’ils déjeuneraient entre eux dans une autre salle.

Raison invoquée par la municipalité : il n’y a plus de place. Pourtant, les enfants ont été inscrits très en avance par les parents, enthousiastes dès que le dispositif a été mis en place. L’exclusion au sein de l’école inclusive, le concept laisse pantois.

Auteur

  • Lou Dantin

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