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Exclusions - Précarité

Des familles à la rue et … des locaux pour l’hébergement vides


Publié le : 13.12.2019 I Dernière Mise à jour : 13.12.2019

Auteur

  • nadia graradji (presse scriptum)

Les associations dénoncent le fait que certains locaux prévus pour l’hébergement et la mise à l’abri restent vides quand des milliers de personnes et enfants dorment dans la rue.

« Certains locaux prévus pour l’hébergement et la mise à l’abri des personnes et familles sans domicile fixe sont actuellement disponibles et leur ouverture reportée à la chute des températures », dénoncent, dans un communiqué commun en date du 12 décembre, huit associations*, dont la Fédération des acteurs de la solidarité, la Fondation de l'Armée du salut, Emmaüs solidarité ou encore le Samu social de Paris.

Comme fin novembre, les associations alertent sur le fait que 500 enfants restent chaque soir dans la rue à Paris « alors que la totalité des places prévues par l’État pour l’hébergement des sans-abri pendant l’hiver n’ont pas encore été ouvertes ». La situation est tout aussi critique en Seine–Saint-Denis, à Lyon ou Toulouse avec des drames humains inacceptables et indignes de la 7ème puissance économique mondiale : jeunes mères en sortie de maternité qui dorment à la rue ou dans des salles d’attente des hôpitaux, accouchement dans les locaux associatifs, enfant mort-né faute d’hébergement », condamnent les associations.

« Gestion au thermomètre de l'hébergement »

 Fin octobre, le ministre du Logement Julien Denormandie a annoncé qu’en plus des 146 000 places d’hébergement d’urgence ouvertes toute l’année, jusqu’à 14 000 places seront mobilisables entre le 1er novembre et le 31 mars, dont 7 000 en Ile-de-France. Selon les associations, 6 400 places temporaires sont actuellement ouvertes. Les autres peuvent être mises à disposition sur décision des préfets en cas de grand froid. « Cette gestion au thermomètre de l'hébergement qui laisse des locaux vides quand des milliers de personnes et enfants dorment dehors est intolérable», s'indignent les associations.

« Dans le même temps et en contradiction complète avec la situation sociale critique actuelle, nous apprenons que le budget alloué aux nuitées hôtelières d’urgence pour les familles en demande d’asile en Ile-de-France pour 2020 se traduit par une perte de 1 200 places », ajoutent-elles

Face l’urgence, les associations de solidarité réclament « une mobilisation nationale immédiate des services de l’État et des collectivités locales pour que toutes les places disponibles, soient ouvertes sans délai en faveur des personnes et familles à la rue, y compris en demande d’asile et confiées en gestion aux associations ». Elles appellent également les collectivités publiques et entreprises qui disposeraient de sites vacants et utilisables pour l’accueil des personnes à se mobiliser aux côtés des associations.

(1) Fédération des acteurs de la solidarité, Fondation de l’Armée du Salut, Emmaüs Solidarité, Centre d’action social protestant (CASP), Association des Cités du Secours catholique (ACSC), Samusocial de Paris, Secours Islamique, Interlogement 93.

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