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Protection de l'enfance : les professionnels en appellent au chef de l'Etat face au coronavirus

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Lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron par 17 acteurs de la protection de l'enfance

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Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, 17 organisations et fédérations interpellent, ce mardi 24 mars, Emmanuel Macron sur la situation dans laquelle se trouvent les enfants, les familles et les professionnels de la protection de l’enfance en raison de la pandémie de Covid-19.

Si, jusqu’à présent, les professionnels de la protection de l’enfance ont joué le jeu de l’effort national et de l’unité, 17 organisations et fédérations du secteur (*), ce mardi 24 mars, tapent du point sur la table.

Dans une lettre ouverte au président de la République, elles témoignent de l’inquiétude et de la colère qui montent dans les rangs des professionnels. « La protection de l’enfance se retrouve bien seule, insuffisamment épaulée par les pouvoirs publics locaux, et peu prise en compte dans les mesures dérogatoires décidées par le gouvernement pour assurer la continuité de cette mission non jugée prioritaire », peut-on lire dans cette missive. Pourtant, les acteurs de la protection de l’enfance ont une obligation de continuité d’activité. Il est impensable, en effet, de renvoyer les enfants placés dans leur famille ou encore de délaisser ceux qui sont suivis en milieu ouvert. Et c’est sur ce point précis que s’appuie la demande des signataires.

Dans cette lettre, ils rappellent la situation : « Les associations chargées de la mise en œuvre des décisions de protection doivent conjuguer l’urgence sanitaire avec l’exigence de protection des enfants alors même que les crèches et établissements scolaires ont fermé leurs portes, tout comme les services de nombreux départements, que les établissements médico-sociaux accueillant des enfants ont, pour un certain nombre, suspendu leur activité, et que la majorité des services intervenant à domicile ont aussi interrompu ou fortement réduit leurs visites aux familles. »

Mission prioritaire 

Les organisations demandent que leur mission soit considérée comme prioritaire afin de pouvoir bénéficier des équipements de protection, c’est-à-dire des masques lorsqu’ils sont nécessaires, et des aménagements sans délai de garde de leurs enfants. Sur ce point, si depuis lundi 23 mars, la garde d’enfants réservée aux soignants est étendue au personnel éducatif de la protection de l’enfance, les éducateurs spécialisés ont été oubliés dans le décret, ce qui pose un vrai problème en termes d’absentéisme.

Dans ce courrier, les associations attestent d’une urgence à intervenir : malgré leur investissement, certains professionnels, de plus en plus nombreux, expriment leur intention d’exercer leur droit de retrait ou de se mettre en arrêt de travail, estimant que leur employeur n’est pas en mesure de les protéger. Ces 17 organisations et fédérations en appellent à Emmanuel Macron afin que les établissements et services de protection de l’enfance ne soient plus l’angle mort du social et du médico-social. Il en va de la sécurité des enfants protégés.

(*) ANMECS, ANPF, CNAPE, FNLV, ANMDA, FEHAP, Uniopss, GEPSo, UNAPP, ANPAEJ, Fn3s, Adedom, GNDA, FESJ, Nexem, CNAEMO et CNDPF.

Auteur

  • Nathalie Auphant

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