« Un dysfonctionnement structurel toujours persistant. » La lettre envoyée à la ministre de l’Autonomie et des Personnes handicapées dénonce la situation affectant les établissements et services d’accompagnement par le travail (Esat).
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Le gouvernement interpellé. Le 4 mai 2026, un courrier a été envoyé par neuf associations du secteur, sollicitant l’attention de Camille Galliard-Minier sur un problème fréquent touchant ces structures. Depuis plusieurs mois déjà, elles accusent un retard récurrent dans le versement des aides aux postes. Ces dernières constituant une partie de la rémunération garanties aux travailleurs en situation de handicap, un fondement essentiel de l’activité des Esat. Pour les personnes accompagnées, comme pour les structures, les conséquences en sont multiples :
- Incertitudes autour du versement des rémunérations.
- Possible réduction d’activité.
- Limitation des projets professionnels ou d’insertion.
- Ruptures de paiement auprès des fournisseurs et partenaires.
- Impossibilité de maintenir certains investissements.
- Dégradation de la trésorerie.
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Des complications à tous niveaux. De nombreux exemples témoignent d’une dégradation qui empêche les Esat de fonctionner de manière pérenne, leurs missions étant « mises à l’épreuve par ces retards récurrents ». Pour répondre à cette situation, les associations appellent le gouvernement à agir, et formulent plusieurs demandes :
- Verser les aides aux structures victimes de ces retards.
- Mettre au point un calendrier clair et fiable pour les prochains mois.
- Améliorer le dialogue entre les pouvoirs publics et les acteurs du secteur protégé.
- Ouvrir des discussions sur l’octroi de compensations financières.
« Malgré nos nombreuses interpellations, nous ne constatons aucune avancée sur le règlement à long terme de cette problématique, impactant l’équilibre financier des Esat, déjà très fragile », expliquent les auteurs de la lettre. Même si un déblocage semble s’être opéré pour quelques établissements, certains retards représentent, cumulés, plusieurs millions d’euros. A titre d’exemple, en 2025, ce dernier était estimé à 98 millions d’euros.
>>> Retrouvez ici : la lettre envoyée par les associations <<<