Primes carburant, le retour. Après une première salve fin mai, le gouvernement a décidé de relancer de nouveaux mécanismes compensatoires à l’augmentation des prix des combustibles. Au total, 450 millions d’euros doivent être débloqués au profit de quelque 5,5 millions de professionnels. Parmi eux, 225 000 aides à domicile pourront bénéficier de ces dispositifs visant à soulager leur pouvoir d’achat.
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Prime "grand rouleur"
Mesure phare du programme, le maintien et l’extension de la prime « grand rouleur » dont avaient pu bénéficier les travailleurs contraints à l’usage de leur véhicule dans le cadre de leurs déplacements professionnels. Cette aide de 100 €, valable d’avril à fin septembre 2026, sera prolongée entre octobre et décembre 2026 a annoncé Camille Galliard-Minier, ministre déléguée à l’autonomie et aux personnes handicapées, le 22 septembre à l’occasion d’une rencontre avec les principaux réseaux de l’aide à domicile.
Cette prime est ouverte à tous les professionnels, dès lors qu’ils réunissent plusieurs conditions :
- des revenus inférieurs à certains plafonds (2 050 € pour une personne seule, 4 070 € pour un couple sans enfant, 6 100 € pour un couple avec deux enfants…) ;
- justifier d’une certaine distance de trajet entre leur domicile et leurs lieux d’intervention, à raison de 8 000 kilomètres par an, soit 15 kilomètres quotidiens.
- Son versement sera automatique pour toutes les personnes qui avaient déjà bénéficié de la première vague de prime. En revanche, l’aide exceptionnelle de 80 € destinée aux infirmiers à domicile en zone de grande ruralité ne sera pas étendue aux aides à domicile.
"Soulage, mais ne règle pas"
Chez les structures de services à la personne, l’accueil de cette nouvelle salve de primes reste mesuré. « Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, cet effort est réel », salue ainsi Julien Jourdan, directeur général de la Fédésap, la fédération des services à la personne et de proximité. Cependant, « il faut mesurer la portée des mesures annoncées. Une aide supplémentaire de 100 € couvre environ 9 à 10 % de la hausse subie, alors que l'inflation à la pompe approche les 30 %. Elle soulage, elle ne règle pas ».
Pour les adhérents de la fédération, les différentes politiques de distribution de chèques ne sauraient remplacer la révision à la hausse des conditions de tarification que les professionnels réclament depuis plusieurs années.
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