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"Si les séjours à l'étranger sont interdits, notre projet est mort"

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Le dispositif instaurant les séjours de rupture en danger

"Un jeune est-il plus en danger dans une famille d'accueil au Sénégal que dans certains foyers où tournent des réseaux de prostitution ou de stupéfiants ?" interroge Frédéric Jégoudé, directeur de l'association Extra Balle.

Crédit photo DR
[INTERVIEW] Depuis 1997, Extra Balle envoie des jeunes en grande difficulté passer plusieurs mois au Sénégal dans le cadre de séjours de rupture à l’étranger. Un dispositif que prévoit d’interdire le projet de loi relatif à la protection des enfants, examiné par le Sénat à partir du 27 octobre 2026. Frédéric Jégoudé, directeur de l'association bretonne, redoute l’impact de cette décision sur sa structure.

Adopté par l'Assemblée nationale cet été, l'article 7 ter du projet de loi – inséré au titre de l'article L. 321-5 dans le code de l'action sociale et des familles – prévoit deux mesures. La première interdit tout séjour socio-éducatif de rupture hors du territoire français pour les enfants confiés à la protection de l'enfance. La seconde limite la durée de ces séjours à trois mois au maximum, renouvelable une fois, soit une limitation à six mois au maximum. Pour protester contre ces modifications, Frédéric Jégoudé a lancé une pétition.

ASH : À quels types de

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