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Fin du revenu de solidarité jeunes à Lyon, "un outil qui évitait les va-et-vient contre-productifs"

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Hélène Monnet est docteure en science politique, spécialiste de l'insertion à l'échelle locale, et Loïck Legreneur est doctorant en science politique, auteur d’une thèse sur les politiques sociales vers la jeunesse. 

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[INTERVIEW] Fin septembre, la Métropole de Lyon a voté la fin du revenu de solidarité jeunes (RSJ) mis en place en 2021 par la précédente majorité écologiste. Hélène Monnet et Loïck Legreneur, spécialistes de ce dispositif, décryptent les répercussions de ce renoncement. 

Hélène Monnet est docteure en science politique, spécialiste de l’insertion à l'échelle locale, et Loïck Legreneur est doctorant en science politique, auteur d’une thèse sur les politiques sociales vers la jeunesse et le revenu de solidarité jeunes à Lyon. Unique en France, ce dispositif comprenait une allocation de 420 € destinée aux jeunes de 18 à 25 ans sans ressource d’activité, couplée à un accompagnement pour une durée maximale de deux ans.

ASH : Le RSJ a-t-il représenté une véritable innovation dans le paysage de l’insertion ?

Hélène Monnet : Du point de vue des associations qui étaient déjà chargées de l’accompagnement des bénéficiaires du RSA [revenu de solidarité active], ce qui a été perçu comme innovant avec le RSJ c'est surtout le fait de s'adresser à cet

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